Ces enfants qui rompent le jeûne dans la rue
Ils sont nombreux, dans la capitale, à rompre le jeun, non autour d'une table, en famille, mais dans les cages d'escaliers et autres entrées d'immeubles ou ils résident. Nous les avons rencontrés à la rupture du jeûne, à la place du 1er mai comme ailleurs.
- “C’est trop étroit chez nous, jugez-en, nous sommes 8 personnes dans un studio nous ne pouvons pas être tous au même endroit et au même moment quand cet endroit est exigu”, dira Adel, 14 ans, habitant à la place du 1er mai. “Je suis là, dans l’attente que quelqu’un termine, sort, puis je le remplace”, ajoute-t-il. Cet enfant nous l’avons rencontré avec plusieurs autres de son quartier, vivant tous dans la même situation et se trouvant tous là pour la même raison. Pas seulement à la place du 1er mai, mais dans plusieurs quartiers d’Alger qui comptent un nombre important de studios et de logements de type F2, dont la distribution continue à avoir lieu malgré l’instruction présidentielle qui a recommandé de ne plus distribuer des F1 ni des F2. Ce qui cause du tort à de nombreuses familles algériennes, et crée des situations similaires, perpétuant cette celles-ci, dans le temps.
- Alger, à l’heure de la rupture du jeun, est, certes, désertée mais pas au point q’aucune âme n’est rencontrée. La capitale n’est, peut-être, jamais, totalement désemplie.
- Les policiers assurent des patrouilles pédestres et motorisées au moment de la rupture du jeûne, les sapeurs-pompiers dans leurs casernes, prêts à intervenir pour toute éventuelle évacuation, la gendarmerie nationale, mobilisée au même titre que tous ces services veillant à la quiétude des personnes.