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Chakib Khelil aurait transféré de l’argent à Bedjaoui via la BACE à Zurich

الشروق أونلاين
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D.R
L’ex-ministre de l’Energie et des mines, Chakib Khelil.

L’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil et ses amis de la famille Bedjaoui ont usé et abusé des banques publiques en Algérie et d’ailleurs, dont la Banque extérieure d’Algérie (BEA) pour dissimuler l’opération de transfert d’importantes sommes d’argent à l’étranger.

Cette dernière jouit d’une bonne réputation tant à l’échelle nationale qu’internationale, car elle abrite l’argent de la Présidence, du groupe Sonatrach et d’importantes institutions de l’Etat, dont la Défense, la Sûreté nationale et une dizaine d’importantes entreprises publiques en plus de la Banque algérienne du commerce extérieur (BACE) dont le siège est à Zurich en Suisse.Des documents concernant le transfert de capitaux vers l’étranger via ces agences bancaires sur instruction de Chakib Khelil, ont révélé que certains cadres de la BEA avaient subi de fortes pressions de l’administration de cette dernière de procéder à des opérations en violation de la législation en vigueur, à savoir les opérations liées au non-respect de la confidentialité de l’identité des clients de la Banque dans certaines opérations avec des partenaires étrangers, ainsi que la signature des contrats avec des bureaux d’expertise étrangers, ce qui a permis à ces derniers d’avoir accès aux documents des clients de la Banque, dont Sonatrach et autres sociétés.Les documents en possession d’Echorouk ont indiqué que le groupe Sonatrach a transféré en 2003 près de 2 milliards de dollars via la BEA puis la  BACE vers le fonds d’investissement, Rayan Asset Management, basé aux Émirats arabes unis.Il y a lieu de noter que l’argent transféré par Sonatrach pour financer ses opérations à l’étranger sur instruction, bien entendu, de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines qui s’était auto-désigné P-DG de Sonatrach, passe par la BACE.Celle-ci, dont le siège est à Zurich, est considérée comme une boite noire, eu égard à l’extrême confidentialité dans la gestion de ses affaires et la manière dont sont désignés les responsables de cette banque.Selon des documents dont dispose Echorouk, les déclarations de Chakib Khelil selon lesquelles Sonatrach aurait récupéré l’argent déposé dans le fonds d’investissement « Rayan Asset Management » ne reposent sur rien, car une partie de la somme reste toujours dans ce fonds, dont bénéficie Farid Bedjaoui et sa famille.Selon les mêmes documents, le président du conseil d’administration de la Banque algérienne du commerce extérieur, et ex-P-DG de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Benbouzid Seghir aurait défendu les intérêts personnels des familles de Chakib et Bedjaoui qui ont créé le fonds d’investissement « Rayan Asset Management » qui traite avec l’une des grandes banques en Israël  « Bank Hapoalim » pour son propriétaire l’homme d’affaire israélien Shari Arison. Sonatrach, sous l’ère de Chakib Khelil, faut-il le noter, n’a jamais communiqué ses bénéfices, ce qui signifie l’absence totale de la transparence dans le conseil d’administration de la compagnie soumis à l’emprise de Chakib Khelil qui aurait même influencé  le ministère des Finances  pour ne pas changer les P-DG des banques publiques ayant des liens avec le secteur des hydrocarbures, et ce en dépit de la démission de 500 hauts cadres de la BEA, dont trois directeurs par intérim pour fuir la pression qu’ils subissaient.    

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