Cheikh Kaher: «Il est autorisé aux joueurs de rompre le jeûne»
Le président de la Commission nationale des fetwas au Haut conseil islamique, cheikh Mohamed-Chérif Kaher a dit qu’il est autorisé aux joueurs algériens de rompre le jeûne lorsqu’ils s’apprêtent à jouer, tandis que cheikh Ayadi a mis en garde contre la négligence de la prière surérogatoire (tarawih) pendant le Ramadhan.
Dans une déclaration à Echorouk, cheikh Mohamed-Chérif Kaher a dit que cheikh Mohamed El Ghazali a déjà tranché la question du jeûne en jouant, affirmant qu’il est autorisé aux joueurs de rompre le jeûne car, selon lui, ces matchs font promouvoir le statut du pays dans le concert des nations et que l’amour de la patrie est une sorte de croyance.
Cependant, il a préconisé aux joueurs de dormir avec l’intention de jeûner le lendemain et le joueur pourra ainsi rompre le jeûne en s’apprêtant à jouer, notamment s’il craint la fatigue, tout comme il pourra poursuivre le jeûne s’il n’est pas incorporé.
Selon les justifications du Cheikh, la rupture de jeûne ne concerne que les joueurs et non pas les supporters, car pour Docteur Kaher, le recours à la rupture de jeûne ne se fait que sous certaines conditions, comme la fatigue ou l’incapacité de poursuivre le jeûne jusqu’au coucher du soleil.
Dans un même contexte, cheikh Youcef Ayadi a appelé l’ensemble des Algériens à ne pas suivre la Coupe du monde en négligeant la prière surérogatoire (tarawih) et de perdre leur temps dans des débats sur le foot au détriment de la prière et la récitation du Coran durant le mois sacré. Pour cheikh Ayadi, la prière de tarawih est de la Sunna, mais il ne faut pas chercher de prétexte pour ne pas l’accomplir. Du moins, il faut faire la prière dans la mosquée, ajoute cheikh Ayadi, et accomplir la prière surérogatoire le soir avant le lever du jour.
Par ailleurs, il a mis en garde contre l’évocation de ce qui se passe durant ces matchs pendant le jeûne, de sorte que « leur jeûne soit juste », rappelant que certains jeunes « ne trouvent pas de problème pour publier des photos des supportrices sur les réseaux sociaux ».