Français

CNCPPDH: 30 000 Algériens victimes de la “hogra”

الشروق أونلاين
  • 630
  • 0

Près de 30 000 plaintes liées à la “hogra” et à la bureaucratie dans les administrations algériennes auraient été déposées par des citoyens jusqu’à fin novembre dernier au niveau de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'homme (CNCPPDH).

La CNCPPDH aurait reçu 30 000 plaintes par des citoyens qui ont fait l’objet de  “hogra” de la part de l’Administration, dont le président de la Commission, Farouk Ksentini, l’aurait critiquée parce qu’elle bafoue la loi, selon lui.

Me Farouk Ksentini a dit que la plupart de plaintes qu’a reçues son organisation, sont essentiellement portées par des gens n’ayant pas bénéficié de logements sociaux et promotionnels, bien que leurs dossiers remplissent toutes les conditions requises. Suivies par celles déposées par des travailleurs qui font l’objet de licenciement et de marginalisation par les administrations et les entreprises auxquelles ils appartiennent.

Il y a également, selon la même source, des plaintes reçues de la part des repentis, des personnes ayant été placées en détention préventive ainsi que celles relatives à des conditions de vie lamentables, à l’instar des cas de patients nécessiteux de traitement et de soins urgents, faute de moyens financiers, ces derniers n’ont pas pu se faire soigner chez le privé, du moins les entraves engendrées par la bureaucratie, ayant empêché leur admission dans des établissements hospitaliers publics.  

Le président de la CNCPPDH a aussi ajouté qu’en dépit de plusieurs tentatives de médiation que sa structure aurait effectuées pour résoudre des différends, mais l’entêtement de l’administration et sa violation des lois n’ont pas permis d’atteindre les objectifs escomptés.

A ce sujet, Me Ksentini interpelle toutes les autorités concernées à agir en urgence pour mettre un terme à ce genre de comportement, qui a fait que le citoyen algérien perdre toute confiance en l’ État et en ses institutions.

Désespéré, le citoyen cherche par tous les moyens à faire entendre sa voix et à exprimer son ras-le-bol en sortant dans la rue et en mettant fin à ses jours, soit en s’immolant  par le feu ou par pendaison, selon Me Ksentini.

Le président de la CNCPPDH a affirmé qu’il appartient à l’Administration de satisfaire les doléances des ayants- droit au logement, à la réintégration et aux soins dans des établissements hospitaliers publics .     

 

مقالات ذات صلة