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Coup de fouet pour la coalition sahélienne : l’Algérie donne naissance à un centre de renseignement régional

الشروق أونلاين
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La poussée terroriste d'AQMI dans la vaste bande saharo-sahélienne a contraint les pays limitrophes à souder leurs rangs et à opérer des changements dans le modus operandi et leur manière de faire avec la violence armée. Ainsi, les militaires auront une part de décision dans toute opération qui ciblerait les groupes terroristes de la région.

Sous la poussée de l’Algérie, les pays du Sahel réalisent enfin quelque chose de concret, et de sérieux à la fois, après les divergences de fond qui avaient fait de leur coalition une sorte de coquille vide. Les chefs des services de renseignement d’Algérie, Mauritanie, Niger et Mali, se réuniront de ce fait, mercredi à Alger, pour rendre opérationnel un centre commun de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme. Ce centre, qui sera dirigé certainement par des officiers de hauts rang chargés de la lutte antiterroriste, sera composés de militaires des quatre pays de la coalition anti-AQMI, à savoir l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie, mais pourrait certainement être ouvert à des pays qui gravitent à la périphérie de ces quatre pays, ou qui connaissent épisodiquement des poussées terroristes, comme par exemple la Tunisie, le Tchad, la Libye et le Maroc.

L’Algérie avait déjà réussi a créer un centre similaire, mis à la disposition de l’Union Africaine : le Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme, dont le siège se trouve à Alger, et est opérationnel depuis plusieurs années.

Enfin, pour Alger, l’essentiel est d’avoir arraché un accord de principe pour la mise en place d’un tel centre, qui sera chargé de collecter, de recouper et de mettre à disposition les tonnes d’informations sur des activités terroristes, de « monter » des portraits robots, de ficher les centaines de personnes recherchés et faire en sorte de disposer d’un fichier régional du renseignement. L’utilité du centre sera de faire appliquer des décisions sécuritaires, qui, laissées aux seules politiques, seront peu suivis, peu appliquées, dans le meilleur des cas.

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