Crise financière : New Delhi plaide pour les pays pauvres
Le Premier ministre indien, Manmohan Singh a appelé vendredi à la protection des pays pauvres contre les retombées de la crise financière mondiale dont ils ne sont point responsables. Singh a par ailleurs plaidé pour une meilleure représentation des pays émergents dans les institutions internationales auxquelles incombent les décisions mondiales.
- Le Premier ministre indien, Manmohan Singh a, lors d’une conférence de presse à New Delhi, pointé du doigt les pays riches, à l’origine de la crise financière mondiale. Les pays pauvres ne doivent pas payer pour des fautes qu’ils n’ont pas commises et ceux sont les pays développés qui doivent assumer la crise.
- Si les pays pauvres possèdent des économies fragiles, parfois archaïques, et ne sont pas directement connectés au système financier mondial, il n’en est pas moins qu’ils sont frappés de plein fouet par les conséquences de la crise. La hausse des prix des denrées alimentaires qu’ils sont condamnés à importer a entraîné leur paupérisation et peut amener à les affamer, alors que les aides humanitaires et les aides au développement ont entamé une courbe décroissante.
- Ces pays sont victimes d’une injustice imposée par les pays riches, d’où l’appel du chef du gouvernement indien à la révision du système de régulation international. Manmohan Singh revendique par ailleurs une plus grande représentation des pays émergents car dit-il “Les problèmes mondiaux nécessitent des solutions mondiales”. Il demande que les institutions internationales “soient plus ouvertes”, sous-entendant par là notamment le Fonds Monétaire International et le Conseil de Sécurité de l’ONU.
- Singh a auparavant jugé que le géant d’Asie avait un rôle majeur à jouer pour garantir une croissance mondiale équitable et contribuer à la stabilité internationale. En fustigeant, les pays développés, il joint sa voix au géant latino, le Brésil qui par la voix de son président accuse régulièrement les Etats-Unis et l’Europe d’avoir joué au “casino financier”, d’avoir perdu, mais d’en faire supporter les pertes à la planète entière, y compris aux plus pauvres.