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Crise libyenne: le président sud-africain défend la position de l'UA

الشروق أونلاين
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Le président sud-africain, Jacob Zuma, a défendu le position de l'Union africaine (UA) dans la crise libyenne mais affirmé que l'utilisation de la force par l'Otan avait sapé ses efforts de médiation.

 

“Je ne pense pas que nous puissions en aucune manière avoir le sentiment  que l’Union africaine a échoué à traiter la question de la Libye”, a estimé   Zuma –qui fait partie du groupe spécial de médiation de l’UA pour la Libye–,  en marge d’une rencontre avec son homologue ghanéen John Atta Mills.

 “Je pense que le point que nous soulevons, c’est que ceux qui ont beaucoup  de capacités, même la capacité de bombarder des pays, ont vraiment sapé les  initiatives de l’UA et les efforts pour régler le problème libyen”, a-t-il  assuré.

 “Ce point, nous l’avons soulevé et nous continuerons à le soulever. Nous  aurions pu éviter beaucoup de pertes de vies humaines en Libye”, a-t-il dit.

 L’Afrique du Sud, membre temporaire du Conseil de sécurité de l’ONU, avait  voté la résolution instituant une zone d’exclusion aérienne en Libye, mais   Zuma a rapidement déclaré que l’Otan l’avait détournée à des intérêts autres  que la protection des civils.

 “En accord avec l’Union africaine, nous n’avons cessé de dire que l’avenir  de la Libye doit être décidé par le peuple libyen”, a insisté le président  sud-africain, qui assistera jeudi et vendredi à Addis Abeba à des réunions de  l’UA consacrées au suivi de la crise libyenne.

 “Nous voulons voir, après ces événements, une démocratie fondée sur une  Constitution qui doit être élaborée par les Libyens, bien sûr, avec le soutien  de l’UA”, a-t-il ajouté.

 Tout comme l’Afrique du Sud, le Ghana n’a pas reçu de demande d’asile du  colonel Kadhafi, a indiqué son président. 

 

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