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Daniel Benjamin: «La Conférence d’Alger sur la lutte antiterroriste “occasion unique”, au “moment opportun”»

Daniel Benjamin: «La Conférence d’Alger sur la lutte antiterroriste “occasion unique”, au “moment opportun”»

La Conférence sur la lutte antIterroriste qu’abritera Alger les 7 et 8 septembre « est une occasion unique et se tient au moment opportun », a déclaré mardi le Coordonnateur pour le contre-terrorisme auprès du département d’ État américain, Daniel Benjamin.

 

« Cette Conférence est une occasion unique et se tient au moment opportun pour les États de la région, avec d’autres pays partenaires et organisations, afin de discuter des aspects-clés de la lutte contre la menace terroriste, tout en œuvrant à concevoir de nouvelles et meilleures stratégies pour lutter contre cette menace », a-t-il souligné. A cet effet, ajoute-t-il, « nous félicitons l’Algérie pour l’organisation de cette conférence, et les États-Unis se réjouissent d’y pouvoir participer activement ». Dans ce sens, poursuit-il, « alors que la délégation des États-Unis aura l’occasion de discuter de certains de ses points de vue à cet égard, c’est une occasion encore meilleure pour nos officiels d’apprendre des expériences des autres pays partenaires, et en particulier de nos partenaires Nord-africains ». Pour le patron du contre-terrorisme du département de Hillary Clinton, la conférence d’Alger « nous permettra de créer et d’adapter collectivement des stratégies de lutte contre le terrorisme, qui aideront les pays de la région à faire face à la menace à laquelle ils sont confrontés ». Interrogé au sujet de la crise en Libye et de ses conséquences sur la situation sécuritaire dans la région du Sahel du fait d’une circulation incontrôlée d’armes, il a affirmé que les États-Unis « prennent au sérieux tous les rapports faits au sujet des armes qui tombent entre les mains des terroristes et nous faisons de notre mieux pour enquêter sur tous ces rapports ». Abordant la coopération entre l’Algérie et les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme, M. Benjamin a réaffirmé que « l’Algérie est un leader essentiel dans les efforts antiterroristes régionaux ». Et d’ajouter : « Notre coopération bilatérale avec le gouvernement algérien sur la lutte contre le terrorisme est maintenant plus forte qu’elle ne l’a jamais été ». A ce propos, il a précisé que la coopération antiterroriste entre les États-Unis et l’Algérie s’est étendue à travers « les questions de la diplomatie publique, économique et militaire, et nous coopérons également plus étroitement que jamais dans les enceintes multilatérales ». « Pour l’avenir, je suis très optimiste quant à notre collaboration et les progrès que nous pouvons faire », souligne  Benjamin. Questionné sur le problème de paiement de rançons par certains pays pour la libération des otages enlevés par les terroristes, le Coordonnateur américain de lutte contre le terrorisme au département d’ État souligne que « les États-Unis partagent également les graves inquiétudes de l’Algérie concernant les enlèvements contre rançon par des terroristes ». Les États-Unis « abhorrent de tels actes, condamnent sans équivoque l’impunité pour les preneurs d’otages, et soutiennent fermement les efforts pour mettre fin à la pratique du paiement de rançons puisque ces paiements appuient directement les terroristes comme indiqué dans la résolution 1904 du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il dit. En conséquence, insiste-t-il, les États-Unis « sont fermement engagés à poursuivre les discussions sur cette question au niveau international, y compris à l’ONU tel que le Comité 1267 des Nations-Unies ». Pour  Benjamin, les États-Unis « pensent que ce problème est d’une importance cruciale dans notre lutte commune contre les terroristes et leur accès aux sources de financement et nous allons continuer à nous engager dans des efforts constructifs pour mettre fin à ces pratiques ». Allant plus loin dans ses explications sur cette question, le patron du contre-terrorisme au département d’ État souligne encore que « le paiement de la rançon renforce le cycle des prises d’otages, finance le terrorisme, renforce et encourage les groupes terroristes ». Pour cette raison, insiste-t-il, « les États-Unis ne font aucune concession aux terroristes, et cherchent à les priver des avantages de toute concession en employant des mesures financières et en traduisant les preneurs d’otages devant la justice ». Sur ce point, il considère que « quand une politique de non concession est clairement établie et respectée, les citoyens sont moins ciblés ». « Dans une crise d’otages, nous travaillons à récupérer en sécurité les otages tout en évitant des concessions, et ce, en utilisant un ensemble d’actions de gestion de crise », a-t-il dit, ajoutant que les États-Unis « encouragent souvent les meilleures pratiques de gestion de crise avec les autres pays ainsi que des organisations privées et, dans certains cas, fournissent une assistance ».

 

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