De hauts responsables de l’état non concernés par la procédure de retrait de permis
Le policier, le gendarme et le militaire, quelque soit son rang, est puni lorsqu’il ne respecte pas le code de la route. Le non respect du code de la route est considéré comme transgression des instructions pouvant mener au tribunal militaire, la prison voire même l’exclusion du corps puisqu’ils sont des hommes de loi et donc ils sont tenus avant son application de le respecter pour qu’ils servent d’exemple aux citoyens.
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Le procureur de la république près la cour de Cheraga à Alger a indiqué lors d’une séance de jugement que le nombre d’affaires relatives au non respect du code de la route, et il a déclaré que ce genre d’affaires reflète le manque de respect du gendarme et du policier, notamment lorsqu’il s’agit du non respect du code de la route, ce qui sous entend le non respect de la loi et du représentant de l’état. Il a considéré que les agressions perpétuelles commises contre des éléments de la sûreté dans des barrages de sécurité confirment cette culture qui est forgée dans la société.
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Selon les renseignements de « Echourouk », ce phénomène est en ascension ces dernières années, et les services de sécurité se réservent de donner plus de détails à ce sujet et sur la frange la plus impliquée dans ce genre de dépassement. Un responsable de la sûreté en rapport avec ce sujet s’est contenté de dire que « la loi est- au dessus de tous ».
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La place Audin a vécu une histoire d’agression d’une femme sur un policier qui l’a surprise avec le téléphone à l’oreille lors de la conduite, cette dernière est descendue de sa voiture pour l’insulter devant les citoyens, avant de lui assener un coup au visage avec son téléphone portable, puis elle a contacté une « Personne » lui demandant d’agir contre le policier le qualifiant de « chien qui m’a arrêté », la dame ne s’est pas arrêtée là puisqu’elle a demandé à la personne de l’exclure carrément du corps.
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La politique de « Intouchable » encourage les dépassements et la violation du code de la route
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Les témoignages des éléments de la sûreté publique ont fait état qu’ils rencontrent quotidiennement ce genre de problème avec de simples citoyens qui ne respectent p)lus le policier, car ils déchirent, devant leurs yeux, les procès et grillent les barrages de sécurité pour ensuite les insulter. Un policier travaillant dans un barrage de sécurité situé à l’est de la capitale, a déclaré qu’un jeune homme à bord d’une « Mégane » avait refusé de s’arrêter et de ralentir devant le barrage, mais en plus il lui a dit « Vas chez toi, cavé », pour ensuite poursuivre sa route. Ce même policier a affirmé que ce genre de comportements est fréquent, mais un autre policier a soulevé un autre problème, et cela a trait aux hommes du système et il a déclaré qu’on retire un permis de conduire par ci, et l’autre le récupérer de l’autre en utilisant son pouvoir.
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De nombreux policiers ont indiqué qu’ils ont peur de se faire virer notamment lorsqu’ils sont dans des quartiers huppés, l’un d’entre eux a déclaré qu’ils auront gain de cause surtout quand il s’agit d’une personne « riche ».
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Des histoires de ce genre ne manquent, à l’image du chanteur Nasro établi actuellement aux USA, des policiers nous ont déclaré que ce chanteur n’a jamais possédé de permis de conduire et il se déplaçait de la wilaya d’Oran à Constantine, et lorsqu’il se faisait arrêter il distribuait ces cassettes aux policiers exploitant ainsi sa popularité auprès des « Policiers » qui aimaient ses chansons sentimentales. Des gendarmes ont, par contre, déjà procédé au retrait des permis de conduire des chanteurs, à l’image de Rym Hakiki et Nouri Koufi, mais ces derniers les ont récupéré, sans même passer par la commission wilayale de retrait de permis de conduire.
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Mises en gardes des cadres de l’état
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Les appareils de sûreté se sont réservés de donner le moindre détail sur des affaires impliquant des responsables de l’état. Une source digne de foi a indiqué qu’un ministre de l’état épris de la vitesse, connu par les services de sécurité de « ministre cascadeur ». Ce dernier conduisait sa voiture lorsqu’il rendait visite à ses proches à l’ouest du pays, il a même été à l’origine d’un accident de la circulation sans pour autant faire de victime. Des policiers et des gendarmes ont déclaré qu’ils les respectent mais ne respectent pas par contre les signalisations et le code de la circulation.
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De nombreux cadres de l’état, dont des directeurs de banques et d’entreprises publiques, des députés sont impliqués dans le non respect du code de la route, à l’image de stationnement interdits et excès de vitesse.