Des harraga protestent contre l’enfer calabrais et veulent rentrer en Algérie.
Des africains et des maghrébins dont des harraga algériens ont réitéré leurs revendications, vendredi matin, en terre calabraise dans l’Italie du sud, contre le comportement des forces de sécurité qui ont détruit des voitures et blessé gravement plusieurs d’entre eux.
- Des centaines de travailleurs émigrés se sont regroupés à Rosarno dans le comté de Reggio Calabria, dans l’extrême sud de la péninsule italienne poursuivant leurs revendications entamées, hier soir, suite aux blessures graves infligées à deux des leurs par des tirs anonymes. La situation s’est vite dégradée, passant à des actes de vandalisme. Les écoles et les commerces ont fermé dans une atmosphère extrêmement tendue.
- Des centaines de protestataires de plusieurs nationalités africaines se sont rassemblés pour entamer une large manifestation d’émigrés de la région estimés à plus de 15 milles travailleurs dans l’agriculture pour la majorité.
- Les manifestants ont brandi des pancartes dénonçant la discrimination raciale dont ils font l’objet et demandant à rencontrer les responsables locaux, alors que les brigades anti-émeute étaient déployées en prévision de troubles.
- Le ras-le bol des conditions de vie déplorables qu’ils affrontent journellement, les a poussés à se révolter, entre autres les algériens qui scandaient : « One, two, three, viva l’Algérie ! » en réclamant leur rapatriement pour échapper à l’enfer qu’ils vivent.
- Les journaux italiens font état d’actes de destruction de biens publics et de vandalisme et d’affrontements 3 heures durant, avec les forces de l’ordre à la suite de tentatives de fuite à travers les rues de la ville.
- Plusieurs organisations humanitaires avaient auparavant, pour l’amélioration des conditions de vie, saisi les autorités italiennes qui ont fait la sourde oreille. Actuellement, l’Union Européenne, qui a refusé les mesures d’expulsion des sans papiers, est pointée du doigt par Roberto Maroni.