Des pays européens «provoquent» l’Algérie !
Plusieurs pays européens, dont la France et l’Italie, ainsi que les États-Unis ont averti leurs ressortissants des voyages en Algérie dans la conjoncture actuelle, et ce au lendemain des événements ayant éclaté à Ghardaïa et à l’approche des élections présidentielles.
Dans ce contexte, le Quai d’Orsay a avertit ses ressortissants de voyager en Algérie, sauf en cas d’extrême nécessité, comme il a recommandé à ses ressortissants établis en Algérie à faire preuve de vigilance contre ce qu’il qualifie de «forte menace terroriste».
Le ministère français des Affaires étrangères a ,en effet, averti ses ressortissants de se rendre dans des zones qu’il juge rouges et insiste d’éviter de voyager vers le Sud, l’Est algérien, en faisant allusion à la Kabylie.
Le Quai d’Orsay a recommandé à ses ressortissants installés en Algérie d’éviter de voyager également à Ghardaïa en raison de la situation instable qui y règne, et ne s’y rendre que dans des cas d’extrême nécessité. En outre, le département de Laurent Fabius a appelé l’ensemble des Français en voyage en Algérie de prévenir le centre de crise du ministère français des Affaires étrangères.
De son côté, le ministère italien des Affaires étrangères a appelé en mars dernier ses ressortissants désireux de se rendre en Algérie de faire montre de vigilance, notamment dans les régions du Sud situées à la frontière des pays du Sahel, et à annuler toute visite non nécessaire vers les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf.
Rome a également averti ses ressortissants de se rendre dans un nombre de wilayas, à savoir Tizi-Ouzou, Boumerdès, Bouira, Béjaïa et Jijel ainsi que les wilayas situées à la frontière avec la Tunisie.
En février dernier, Washington a conseillé à ses ressortissants de mesurer le risque de se rendre en Algérie et les a mis en garde contre les fortes menaces de terrorisme et d’enlèvement dans le pays. De plus, il leur a recommandé de rester dans leurs chambres d’hôtels.