Des poursuites judiciaires pour enquêter dans le sujet des « Harragas » disparus en Italie et en France
Un membre du réseau d’avocats pour la défense des droits de l’homme, l’avocat Zarkine Koussaila, a révélé des efforts décrits de sérieux, par l’avocat du réseau pour avancer les procès judiciaires internationaux en France, Italie et Tunisie, demandant d’ouvrir des enquêtes sur les circonstances de la disparition d’un grand nombre de « Harragas » algériens, suite à l’émigration confidentielle par bateaux de la mort, vers l’île de la Sardaigne depuis 2007.
En effet, le professeur Zarkine, membre chargé du dossier des immigrants illégaux et « Harragas » disparus dans le réseau, a critiqué l’abus de l’état et de ses droits légaux et humains dans ce dossier, confirmant qu’il n’y avait pas de statistiques précises sur le nombre d’immigrants illégaux morts dans des vols qui les ont conduits vers l’inconnu, depuis les rives de l’est et de l’ouest du pays, niant la baisse du phénomène, à l’égard du Comité consultatif pour les droits de l’homme.
Dans un communiqué à Echorouk, l’avocat a déclaré que le réseau cherchait à connaître le sort de 62 « Harragas » disparus, leurs familles avaient des notes officielles de leur disparition, et ont fourni les avocats de toutes les informations relatives à la date où ils avaient quitté les rives de l’Algérie de la wilaya de Annaba, où ce groupe avait quitté à bord des 6 bateaux de la période comprise entre Février 2007 et Octobre 2008. D’autre part, le réseau a commencé les procédures juridiques de la Tunisie, où ses membres ont rencontré l’ avocate tunisienne, Radia Nasraoui, en décembre dernier, et il a été convenu de tenir une réunion dans les prochains jours, permettant de déterminer les mesures exactes de dépôt de plaintes et les demandes d’ouverture d’une enquête en Tunisie, Italie et la France en collaboration avec des avocats italiens et français, d’autant plus que ces deux Européens fournissent un environnement juridique qui permet à enquêter sur des cas de disparition forcée de personnes.
Par ailleurs, le réseau confirme la nécessité de faire pression sur le gouvernement tunisien, afin d’intervenir pour connaître le sort de 39 jeunes hommes disparus depuis le 8 Octobre 2008, après avoir pénétré dans les eaux territoriales de la Tunisie.