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Des « soulèvements populaires » pour fermer les lieux de débauche

الشروق أونلاين
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Des « soulèvements populaires » pour fermer les lieux de débauche

Les « guerres » déclenchées par des citoyens contre les lieux de débauche et les cabarets au niveau de la région Est du pays a changé la répartition de ces lieux au niveau des wilayas d’Annaba, Skikda, El Taraf, Constantine et Sétif.

 

Quoique que le printemps soit la saison de grande activité et de rente pour les détenteurs de ces lieux, cependant leur nombre a sensiblement régressé ces dernières années après la fermeture de plusieurs d’entre eux. En mois d’aout 2001, pas moins de 35 cabarets ont été incendiés dans la seule région d’El Kala (wilaya d’El Tarf) par des citoyens en colère suite à la mort d’un jeune au niveau de l’un de ces lieux qui accueillent quotidiennement des dizaines de jeunes désœuvrés. Le cabaret en question a été par la suite transformé en un centre d’accueil familial durant la saison estivale. D’autres lieux de débauche et de cabarets ont été également incendiés dans d’autres wilayas de l’Est notamment à Annaba, Skikda et Constantine. Ces lieux totalement saccagés par des citoyens qui se sont soulevés contre la dégradation de leurs quartiers, n’ont jamais rouvert leurs portes. Depuis ces événements, un grand nombre de ces lieux ont été transformés par leurs propriétaires en salles de fêtes. C’est le cas d’un célèbre cabaret situé dans la commune de Didouche- Mourad dans la wilaya de Constantine qui a été transformé en une grande salle de fête.  

Les maisons de rendez-vous dans certaines villes dites « conservatrices», à l’instar de la Nouvelle-ville de Ali- Mendjeli à Constantine,  de Batna et de Mila causent beaucoup de désagrément aux citoyens, notamment ceux habitant près de ces lieux de débauche. Ne pouvant plus tolérer les va-et-vient incessants des gens qui fréquentent ces lieux et les disputes qui y éclatent quotidiennement, plusieurs citoyens ont déposé des plaintes devant le procureur de la République. En l’absence de réaction des autorités locales, il arrive que des disputes sanglantes éclatent entre les riverains et les habitués de ces lieux.

Pour rappel, plusieurs hôtels de Tichy ont été saccagés dans la nuit de jeudi à vendredi dernier par des manifestants qui voulaient leur fermeture pour atteinte aux bonnes mœurs dans la localité. Après un rassemblement devant le siège de la sûreté de Béjaïa, les contestataires ont ciblé quelques hôtels, y causant des dégâts importants et endommageant des véhicules en stationnement dans leur parc, a indiqué la police. Le Saphir bleu, Le Golf et Villa d’Est ont subi le plus de dégâts de cette descente punitive.

 

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