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Djelloul Bekaoui réclame la dépouille de son fils tué à Nahr El Bared

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Djelloul Bekaoui réclame la dépouille de son fils tué à Nahr El Bared

Une mésaventure qui commence en Arabie-Saoudite et qui se termine au camp de Nahr El Bared au Liban. C’est celle d’Adlane Bekaoui qui se rendait en terre sainte pour ne plus revenir au pays, puisqu’il sera tué à Nahr El Bared au Liban. Depuis, sa famille ne cesse de le pleurer et de réclamer le rapatriement de sa dépouille.

  • Djelloul Bekaoui, père du défunt, s’est rendu au siège d’Echorouk, apportant une pile de dossiers et de documents attestant la mort de son fils le 2 septembre 2007 au Liban, ainsi que des lettres de détresse qu’il a adressé à différentes institutions et organismes pour l’aider à rapatrier la dépouille.
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  • Adlane est natif du quartier de Bachdjarrah à Alger, en 1983. Il pratiquait une profession libérale avant un départ sans retour en août 2006. Le fils Bekaoui était parti en terre sainte accomplir le pèlerinage de la Omra. Son absence a duré mais il est resté en contact permanent avec les siens jusqu’en avril 2007.
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  • Le malheureux père a alors pris attache avec les autorités algériennes qui l’ont orienté vers le Croix Rouge Internationale à Alger pour signaler la disparition de son fils. C’est ainsi qu’il apprit la mort de Adlane le 16 décembre 2008.
  • Adlane a été identifié par de nombreux témoins comme étant Adlane Bekaoui, surnommé Abi Zoubeida l’Algérien dans le Mouvement Fath El Islam qu’il avait rejoint. Il est mort en combattant dans les rangs de ce mouvement au camp de réfugiés de Nahr El Bared au Liban, et est enterré aux cimetières des étrangers dans la ville libanaise de Tripoli.
  • Djelloul a subi des examens ADN qui ont confirmé l’identité du défunt et a reçu l’an dernier le certificat de décès du ministère libanais de la justice.
  • Le père n’était pas par ailleurs au courant de l’appartenance de son fils à Fath El Islam. Il ignore non plus comment il a atterri au Liban, et pense qu’il a du être victime d’un réseau spécialisé dans l’enrôlement des combattants dans la région. En revanche, Djelloul est certain qu’Adlane n’avait aucun lien avec les organisations terroristes en Algérie, il ne faisait d’ailleurs partie d’aucun parti ou organisation et n’a jamais fait preuve d’un quelconque extrémisme religieux.
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  • Djelloul Bekaoui n’a eu de cesse de réclamer le rapatriement de la dépouille de son fils. En vain. Il s’est adressé au ministère de l’éducation, souhaitant qu’il soit honoré à sa retraite par l’accomplissement de son vœu. Il a également adressé des lettres de détresse au ministère de la justice, et à celui des affaires étrangères, à la commission consultative des droits de l’homme et au Croissant Rouge Algérien. Il s’est également adressé à l’ambassade du Liban à Alger qui lui a assuré que seul le ministère des affaires étrangères détenait cette prérogative et pouvait quelque chose pour lui. Le chemin du cimetière de Tripoli vers Alger semble interminable pour la famille Bekaoui qui désespère d’avoir un jour une tombe sur laquelle pleurer.
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