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Doha nie toute médiation algérienne dans la crise du Golfe!

الشروق أونلاين
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L'Emir du Qatar reçu à Alger par Abdelkader Bensalah

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim Al-Thani a indiqué qu’il n’existait à présent qu’une seule méditation dans la région du Golfe, celle que mène l’Emir du Koweït.

Autrement dit, les réceptions par l’Algérie de deux responsables des deux pays au conflit, en l’occurrence Doha et Abu Dhabi seraient loin d’être perçues comme étant « une médiation ».

Dans une interview accordée à la chaîne satellitaire française, France 24, le chef de la diplomatie du Qatar a révélé au sujet de la médiation dans la crise du Golfe qui a éclaté voici quatre semaines qu’ « il y a une seule médiation, celle du Koweït…».

«Nous saluons le rôle de la Turquie et d’autres pays amis, alliés dans la région et au-delà», a souligné  Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim Al-Thani, ajoutant que « La France a été très impliquée et les États-Unis ont été très actifs». 

Pourtant, les autorités algériennes n’ont tardé à réagir dès lors que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis (EAU) et le Bahreïn aient annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar.

«L’Algérie suit avec une grande préoccupation la dégradation des relations entre certains pays du Golfe et de la région et leurs répercussions sur l’unité et la solidarité du monde arabe», a indiqué aussitôt la médiation algérienne dans un communiqué.

Et le MAE d’ajouter: «Tout en appelant l’ensemble des pays concernés à adopter le dialogue  comme seul moyen de régler leurs différends et de transcender les  divergences qui peuvent naturellement surgir dans les relations entre  Etats, l’Algérie appelle à la nécessité d’observer, en toutes  circonstances, les principes de bon voisinage, de non ingérence dans les  affaires internes des Etats et du respect de leur souveraineté nationale».

«L’Algérie reste confiante que les difficultés actuelles ne peuvent être  que conjoncturelles et que la sagesse et la retenue finiront par prévaloir  tant les véritables défis qui se dressent devant la marche des pays et des  peuples arabes vers une solidarité agissante et une unité effective sont  nombreux dont le terrorisme n’est pas des moindres», a conclut le communiqué.

Rappelons que le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a  reçu respectivement le ministre d’État qatari aux Affaires étrangères, Soltan bin Saâd Al Muraikhi, a salué la position «honorable» de l’Algérie à l’égard de la crise entre son pays et ses voisins du Golfe ainsi que le ministre d’Etat, Conseiller auprès du  Vice-Président du Conseil des ministres, ministre des Affaires  présidentielles des Emirats Arabes Unis, Farès El Mazroui. Messahel a également reçu son homologue iranien, Javad Zarif.

De l’avis des observateurs, l’Algérie mène une «médiation» quoiqu’elle ne soit pas déclarée, mais les déclarations du chef de la diplomatie qatarie ne font que confirmer qu’Alger aurait agi de manière à faciliter l’aboutissement de «la médiation koweitienne» et de tenter de savoir ce qui se passe au juste dans la région du Golfe, sachant qu’elle entretient de «relations apaisées et stables » avec toutes les parties au conflit.

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