Dossier syrien : une semaine décisive pour Paris et Washington
La semaine s’annonce chargée sur le plan politique et diplomatique pour la France et les États-Unis qui s’apprêtent à prendre une décision sur une intervention en Syrie. De son côté, Bachar al-Assad a de nouveau nié l’usage d’armes chimiques.
À l’international comme sur le front intérieur, les États-Unis et la France vont devoir convaincre sur le dossier syrien. Et tout pourrait se jouer cette semaine. Lundi 9 septembre, les représentants et sénateurs américains doivent se retrouver pour la session d’automne du Congrès qui doit se prononcer, comme le président Barack Obama le lui a demandé, sur l’autorisation du recours à la force en Syrie. L’issue du vote, qui pourrait avoir lieu dans les jours prochains, est très incertaine, notamment à la Chambre des représentants dominée par les républicains.
Sur le front intérieur, l’administration Obama s’agite pour faire accepter le bien-fondé de cette intervention. Les télévisions américaines diffusaient en boucle ce week-end des images de victimes des attaques chimiques. Dimanche, le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough a martelé la nécessité d’une riposte limitée, votée par le Congrès, à ces “horribles” attaques qui ont fait quelque 1 400 morts selon le renseignement américain. “J’ai parlé avec des dizaines d’élus cette semaine (…), nous n’avons pas l’intention de perdre le vote”, a-t-il indiqué tout en reconnaissant les “risques” encourus de se retrouver “entraîné dans une guerre civile”.
Conscient de jouer gros dans cette affaire, le président américain enregistrera lundi après-midi des interviews qui seront diffusées dans la soirée sur toutes les grandes chaînes américaines. Mardi soir, il s’adressera au pays depuis le bureau ovale. Quant au président français François Hollande, il pourrait s’exprimer en fin de semaine, après le vote du Congrès américain et la remise du rapport des inspecteurs de l’ONU.