Du sel frelaté inonde le marché algérien
Une source responsable à l’Entreprise Nationale du Sel ENASEL a révélé que plus de la moitié des algériens consomment du sel sans iode, car 130 mille tonnes de sel non traité est dépourvu d’iode et 80% du pain vendu contient du sel non iodé. Les algériens consomment annuellement une moyenne de 250 mille tonnes de sel de table, mais forcément de bonne qualité.
- La région d’El Oued grouille de réseaux spécialisés dans ce business illégal et inonde les régions, du sud particulièrement de sel sans iode.
- Le commandement du groupement de la gendarmerie d’El Oued a indiqué dans ce cadre que ses services ont déjoué dans les communes de Stil et d’El Mghir, une tentative de mise sur le marché de sel pollué, et ont saisi 14 tonnes de ce sel qui ne contient pas d’iode qui s’apprêtait à être écoulé dans les wilayas du Sud surtout.
- Le lieutenant colonel Dahmane Chaib a expliqué que ce sel non traité franchissait parfois les frontières à destination de la Tunisie et de la Libye.
- Le phénomène de commercialisation de sel impropre à la consommation prend des proportions alarmantes ces derniers temps, indique notre interlocuteur, ce qui amené les éléments de la gendarmerie à redoubler leurs efforts pour lutter contre ce délit, considéré comme fraude et commercialisation de produit commercial contrefait.
- Les réseaux poussent leur forfait jusqu’à la falsification de l’emballage puisqu’ils mettent ce sel impropre à la consommation dans des paquets au nom de l’ENASEL. Ce sel est dangereux pour la santé du consommateur et provoque des maladies comme l’hyperthyroïdie, l’insuffisance rénale, des pathologies cardiaques, le cancer du sang et l’avortement chez les femmes enceintes.