Education: les contractuels montent au créneau
Les dernières déclarations de la ministre d’éducation, Nouria Benghebrit, affirmant que les enseignants contractuels ne seront pas intégrés directement ont suscité la colère de ces derniers qui sont montés au créneau.
Dans plusieurs wilayas du pays, des enseignants contractuels ont organisé des actions de contestation pour réclamer leur intégration inconditionnelles dans les postes qu’ils occupent depuis des années ainsi que le versement de leur salaire.
De nombreux enseignants, tous paliers confondus, ont manifesté mardi devant le siège de Bordj Badji Mokhtar pour exiger leur intégration, estimant que la non régularisation des contractuels est une cause directe de la baisse du niveau d’instruction dans la région. Notons que certains parents d’élèves se sont joints à ce mouvement de protestation.
A Boumerdès, ils sont nombreux à exprimer leur ras-le-bol devant la direction d’éducation. Leur mot d’ordre est l’intégration qu’ils jugent de « revendication légitime». Les contestataires ont affirmé avoir de longues années sous contrat et regretté le fait que leur expérience ne soit pas comptabilisée. Ce qu’ils qualifient d’ailleurs d’« injustice, du fait qu’ils soient traités au même titre que les nouveaux diplômés ». En outre, ils menacent de durcir le ton si leurs revendications ne sont pas prises en charge.
Dans la wilaya de BBA, des enseignants remplaçants ont réitéré leurs principales revendications, à savoir l’intégration et le versement de leurs salaires, tout en n’excluant pas le boycott des compositions du deuxième trimestre.
Ils estiment, en effet, que « le secteur fait appel à eux pour combler le déficit dans les régions reculées que les enseignants titulaires refusent d’y travailler en raison des problèmes de transport et des reliefs accidentés », ajoutant ne pas avoir perçu leurs salaires des années 2011 et 2012 et réclamant qu’ils soient traités sur un même pied d’égalité que ceux travaillant dans le cadre de pré-emploi.
Dans la wilaya de Batna, ils dénoncent le fait que les concours de recrutement soient organisés sur la base d’un examen écrit sans autant tenir compte de leur expérience.
Les instituteurs de l’enseignement primaire ont manifesté à Blida ont réclamé eux aussi leur droit à l’intégration, à la reclassification ainsi qu’à la participation aux concours professionnels.