Français

Égypte : 12 morts dans des violences entre musulmans et chrétiens

الشروق أونلاين
  • 540
  • 0

Le gouvernement égyptien a assuré dimanche qu'il défendrait la sécurité nationale d'une «main de fer», au lendemain d'affrontements entre musulmans et chrétiens qui ont fait 12 morts.

 Le gouvernement, dirigé par l’armée depuis la chute de Moubarak en février, va prendra des mesures fermes contre les attaques visant des lieux de cultes, a annoncé un porte-parole, affirmant qu’il se servira de lois antiterroristes contre les responsables des troubles. Samedi soir, 12 personnes sont mortes, 180 blessées et 190 arrêtées après les violences entre musulmans et chrétiens à Imbaba, un quartier populaire du Caire. Les principaux affrontements se sont produits autour d’une église attaquée par des musulmans qui pensaient qu’une chrétienne voulant se convertir à l’Islam y était enfermée.Une autre église a été incendiée dans ce quartier, où de nombreux soldats et des policiers antiémeutes ont été déployés après les violences. Ces dernières semaines, plusieurs manifestations à l’appel de salafistes ont eu lieu pour réclamer la «libération» de deux épouses de prêtres qu’ils estiment séquestrées par l’Église. Au contraire, les Coptes expliquent qu’elles avaient été enlevées par des musulmans et qu’elles ont simplement regagné leur domicile, sans intention de se convertir. Cependant, aucune des deux n’est réapparue publiquement pour donner sa version des faits.

 Ce dimanche, alors que le Premier ministre Essam Charaf a reporté un déplacement à l’étranger et convoqué une réunion de crise, l’armée égyptienne a annoncé que 190 personnes avaient été arrêtées après ces affrontements et seraient déférées devant la cour militaire suprême. Un général, s’exprimant dans la nuit à la télévision, avait assuré auparavant que l’armée ne permettrait pas «à quelque courant que ce soit d’imposer son hégémonie en Égypte». L’une des plus hautes autorités musulmanes d’Égypte, le grand mufti Ali Gomaâ, a appelé à «ne pas jouer avec la sécurité du pays» et assuré que les troubles «ne pouvaient pas émaner de gens vraiment religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens». 

 

مقالات ذات صلة