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Égypte:”Nous donnons à Morsi jusqu'au 2 juillet pour quitter le pouvoir”

الشروق أونلاين
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Égypte:”Nous donnons à Morsi jusqu'au 2 juillet pour quitter le pouvoir”

Au lendemain de rassemblements anti-Morsi en Égypte qui ont réuni plusieurs millions de personnes, l’opposition a appelé, ce lundi, le chef d’État à quitter le pouvoir d’ici mardi à 17 h, sous peine de lancer une campagne de désobéissance civile.

Si le calme règne lundi matin sur la place Tahrir au Caire, poumon de la contestation égyptienne, au lendemain de rassemblements contre le président Mohamed Morsi qui ont réuni plusieurs millions de personnes à travers le pays, l’opposition n’est pas prête de relâcher la pression. En effet, le mouvement Tamarrod, à l’origine de la contestation contre le pouvoir égyptien, a appelé lundi le chef de l’Etat à quitter le pouvoir avant mardi menaçant d’engager un mouvement de “désobéissance civile”.”Nous donnons à Mohamed Morsi jusqu’à mardi 2 juillet à 17H00 (15H00 GMT) pour quitter le pouvoir et permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée”, affirme un communiqué de Tamarrod publié sur son site internet. En cas de refus, “mardi 17H00 sera le début d’une campagne de désobéissance civile totale”.Par ailleurs, les dirigeants du Front de salut national (FSN), principale coalition d’opposants laïcs, doivent se réunir lundi après-midi, pour décider de leur stratégie, après avoir estimé que les manifestations “confirment la chute du régime de Mohamed Morsi et des Frères musulmans.”

 “Prêts à mourir”

Les opposants de Morsi se disent “prêts à mourir”. Dans une interview accordée au journal britannique “The Guardian” publiée dimanche, Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement depuis la chute de son prédécesseur Hosni Moubarak en février 2011, se disait de son côté déterminé à tenir tête à ce qu’il présente comme une remise en cause antidémocratique de sa légitimité électorale, émanant selon lui de partisans de l’ancien régime. S’il cède face à la pression de la rue, fait-il valoir, “il y aura toujours des gens pour s’opposer au nouveau président et, une semaine ou un mois plus tard, ils demanderont sa démission”. Toutefois, dimanche, un porte-parole de Mohamed Morsi a cependant reconnu que le chef d’État avait commis des erreurs, tout en estimant que les manifestations s’étaient dans l’ensemble déroulées pacifiquement, et qu’il s’agissait d’un “nouveau jour de pratique de la démocratie”.

 L’économie au cœur des revendications

 Si les opposants dénoncent une dérive autoritaire du chef de l’État et accusent les Frères musulmans de vouloir accaparer tous les pouvoirs, ils s’élèvent également contre la dégradation de leurs conditions de vie alors que la situation économique s’est détériorée depuis la révolution de 2011. La crainte de voir l’essence venir à manquer- le pays connaît déjà des pénuries sporadiques depuis des mois – entraîne depuis plusieurs jours une ruée sur les stations service. Les pharmacies ou les épiceries sont également remplies de clients faisant des achats de précaution. Dimanche, les affrontements entre partisans et adversaires du président Mohamed Morsi ont fait au moins sept morts et plus de 600 blessés en Égypte, selon un nouveau bilan obtenu dans la nuit auprès de la sécurité et des services de secours. Six personnes ont été tuées dont cinq dans le sud du Caire. Parmi eux, deux décès par balle ont été signalés lors de l’attaque du siège national des Frères musulmans, dans une banlieue du Caire. Le bâtiment a été attaqué par des centaines de personnes et a été incendié.

 

 

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