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El Hachemi Sahnouni: « Les partis islamiques menacés de disparition!»

الشروق أونلاين
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D.R
El Hachemi Sahnouni

L’ex-chef du Front islamique du salut « FIS » dissous, El Hachemi Sahnouni a tiré à boulets rouges sur les partis politiques d’obédience islamique qu’il qualifie de « partis occasionnels » qui n’apparaissent que lors des élections.

A ses yeux, ces formations risquent de disparaitre s’ils continuent dans cette voie et ne changent pas de stratégie.

El Hachemi Sahnouni prédit l’échec du projet Madani Mezrag de renouer avec la politique en affichant ses intentions de créer un parti politique d’obédience islamique. « Je suis défavorable quant au projet de Mezrag…ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau », soutient-il.  

Par ailleurs, il a appelé les sept (7) partis islamiques en Algérie à adopter un programme convaincant en commençant par le traitement des problèmes des Algériens, avoir une continuité et ne pas se contenter d’apparaitre lors des campagnes électorales.

Dans le même sillage, Sahnouni n’a pas manqué de louer la politique du FIS-dissous qui a, selon lui,  réussi dans les années 1990 à séduire les diverses classes de la société, contrairement à ce que fassent actuellement les autres partis.

Joint par Echorouk, il a affirmé n’avoir pensé guère à la création d’un parti politique (islamique) en raison de son âge avancé, le manque d’énergie et des programmes convaincants à même de servir le citoyen.

« Franchement! La politique en Algérie n’est que des paroles qui n’ont aucun soit du côté de l’opposition, ou du côté du pouvoir. C’est plutôt une politique d’injures et d’insulte», insiste-t-il.

Pour lui, les formations islamiques présentes sur la scène politique n’ont aucun effet, c’est ce qu’attestent, selon lui, les résultats des élections législatives qu’il juge « catastrophiques ».

Il estime également que le rôle de ces dernières n’a aucun rapport avec l’Islam et les préoccupations des couches démunies.

 

Par ailleurs, il a appelé le gouvernement à remettre en liberté les détenus du parti dissous qui sont au nombre de 200, d’après les chiffres avancés par Ouyahia. 

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