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Émeutes à Alger : un semblant de couvre-feu s'est installé dans la Capitale

الشروق أونلاين
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L’état d’alerte et de peur persiste en Algérie quatre jours après les affrontements qui ont conduit à des dérapages. En effet, des actes de saccage, de vol et de vandalisme visant des biens publics mais aussi privés ont été enregistrés

 

De nombreuses personnes ont qualifié ces actes, résultant de la flambée des prix de l’huile et du sucre d’ « inadmissibles ». L’un des citoyens va jusqu’à insulter cette maudite bouteille d’huile, qui est pour rappel, la cause principale de ce qui se passe actuellement en Algérie. Hier, les rues et ruelles de plusieurs quartiers de la Capitale étaient quasiment désertes, mis à part quelques magasins ouverts dans des régions qui n’ont pas été touchées par les actes de saccage et de vol. Les propriétaires de ces magasins ont préféré ouvrir leurs commerces afin de vendre les produits de première nécessité à l’instar du pain. Des protestataires, pour  leur part, avaient soulevé le problème de pénurie du lait ces jours-ci. La plupart de propriétaires des grands magasins qui accueillaient de nombreux clients les fins de semaine ont baissé rideau de crainte que des manifestants ne les envahissent et les saccagent. Citons à titre d’exemple les magasins de vente de produits électroniques ainsi que les cybercafés. De crainte du retour des affrontements à nouveau, des citoyens ont fait de leur mieux pour  sécuriser leurs biens. A titre d’exemple, des propriétaires de magasins de gros à Semmar, ont préféré pour  leur part, fermer les portes de leurs échoppes  jusqu’à nouvel ordre. Ce qui a caractérisé les rues et ruelles de la Capitale ces derniers jours, c’était sans doute le recours des citoyens à la lecture des différents journaux en vue de s’informer de ce qui se produit dans les quatre coins du pays. Pour rappel, la presse nationale d’expression arabe et française a appelé les gens au calme. Un lecteur du journal « Echorouk » a déclaré : «Nous avons même peur de sortir dehors », et d’ajouter : 

«  jusqu’à quand on va demeurer dans cette situation et jusqu’à quand doit-on garder nos enfants à domicile de crainte qu’ils soient exploités dans des actes de vandalisme par des opportunistes ? ». Des citoyens ont préféré rester chez eux que de descendre dans la rue. Les services de sécurité ont installé un barrage de contrôle à proximité de la Sonelgaz à Ruisseau. En se rendant à la maison « Renault » à Al Afia, Kouba qui a été incendiée, on a constaté que tous les regards sont rivés sur cette maison du constructeur automobile français. Un fleuriste ayant ouvert sa boutique s’est interrogé : « Sincèrement, on ne savait pas pourquoi des gens visaient-ils le siège de ce concessionnaire ». « Au moment où des négociations sont en cours entre le gouvernement algérien et le constructeur français en vue d’implanter une usine de fabrication de véhicules, des actes de saccage ont visé ses agences implantées dans notre pays. Comment peut-on alors le convaincre de venir investir ici ? », a-t-il poursuivi. Une école privée sise à Kouba avait fermé ses portes hier, de crainte que cette dernière soit saccagée par des manifestants. En outre, des élèves qui suivent des cours dans cette école ont été contraints de rentrer chez eux. 

 

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