Emmanuel Macron cinglant avec sa Première ministre
Marquée par cette réforme des retraites qui divise le pays, La Première ministre française Élisabeth Borne en appelle à une période de convalescence sur les réformes. Elle souhaite aussi redonner du sens au quinquennat. Réponse cinglante d’Emmanuel Macron depuis la Chine où il est en visite officielle: c’est lui le chef, c’est lui qui fixe le cap.
Au lendemain de la nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites, Élisabeth Borne a adressé, ce vendredi matin, un message d’apaisement aux syndicats et aux Français. À compter de la mi-avril, une fois que le Conseil constitutionnel aura rendu ses décisions sur le projet de loi retraites et la demande de Référendum d’initiative partagée, la cheffe du gouvernement souhaite instaurer une sorte de période d’apaisement, de convalescence dans les réformes, selon des propos rapportés par le journal Le Monde .
La Première ministre estime même qu’il va falloir « redonner du souffle et du sens » à ce début de second quinquennat.
Les déclarations d’Élisabeth Borne et sa volonté claire de prendre quelques distances avec l’Élysée, n’ont pas manqué d’être rapidement commentées par la garde rapprochée du chef de l’État. La riposte n’a d’ailleurs pas tardé à arriver de Chine. Objectif? Mettre des bâtons dans les roues de la Première ministre. Le président de la République a ainsi tenu à rappeler à sa « collaboratrice » que c’est lui, le chef. C’est lui qui « coordonne l’action gouvernementale avec la Première ministre et fixe le cap », peut-on lire dans les colonnes de Ouest France.
Comme prévu, la Première ministre a raté le défi. Cet échec, cumulé à cette divergence de vues sur la manière de conduire la politique gouvernementale, pourraient donc lui coûter sa place à Matignon. Les prétendants au poste – Gérald Darmanin, Bruno Le Maire…- sont déjà dans les starting-blocks.