En prévision de l'organisation d'une marche non autorisée, 20 000 policiers pour sécuriser Alger
La Sûreté de la wilaya d’Alger a annoncé que l’état d’alerte est porté au niveau 2 après qu’il ait été auparavant baissé au niveau trois, le dimanche dernier.
Les services de la Sûreté de la wilaya ont appelé à des renforts venus des autres wilayas limitrophes pour sécuriser la wilaya d’Alger, samedi. Ainsi, le nombre des agents de police mobilisés est de 20 000 agents. Les équipements utilisés pour la dispersion des manifestants ont été également mis en place. En plus de cela, un plan de contrôle des axes routiers, menant vers Alger, a été mis en place. Des sources bien informées ont affirmé au journal Echorouk que la DGSN a informé tous les agents et les officiers de police à rejoindre leurs postes et de ne pas les quitter de jour comme de nuit. Par ailleurs, de hauts responsables de la sûreté ont organisé une série de rencontres, dont une à laquelle ont pris par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et le directeur général de la Sûreté nationale. Ces rencontres se sont soldées par l’élaboration d’un plan pour faire face à la marche de samedi et ce en mobilisant environ 20 000 agents de police, dont la majorité fait partie des forces antiémeutes. Les mêmes responsables ont appelé les agents de police à la retenue et ne pas utiliser la violence contre les citoyens. De leur côté, les services de la wilaya d’Alger ont appelé les citoyens à la vigilance et à ne pas répondre aux provocations qui pourraient porter atteinte à la stabilité et à l’ordre public en prenant part à la marche non autorisée à laquelle a appelée une association à caractère politique pour le samedi 22 janvier à Alger. Dans son communiqué dont Echorouk a reçu une copie, la wilaya d’Alger a fait exprès de qualifier d’ « association à caractère politique » le parti politique qui a appelé à la marche de samedi. Il n’est secret pour personne que c’est le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie qui a appelé à l’organisation de cette marche. Les services de Mohamed Kebir Addou se sont contentés de rappeler que les marches au niveau d’Alger sont interdites. Ainsi, ses services considèrent que tout regroupement sur la voie publique est considéré comme une atteinte à l’ordre public. Ceci dit, que toute tentative d’organiser une marche à Alger est considérée comme un dépassement et que les services de sécurité ont le droit de l’empêcher. Selon le communiqué de la wilaya d’Alger, cette association à caractère politique a appelé à une marche qui devrait débuter de la place de la « Concorde civile », ex- Place du 1er-Mai et qui se dirigerait vers le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) et ce sans avoir une autorisation administrative de la part des autorités compétentes. Les services de la wilaya d’Alger n’ont pas donné une autorisation à ce parti qui a annoncé lui-même son intention de l’organiser le jeudi 13 janvier. Selon le RCD, le refus des autorités d’accorder une autorisation d’organiser cette marche est une restriction de la pratique démocratique. Pour rappel, la wilaya d’Alger a appelé les citoyens à la vigilance et ne pas répondre à l’appel de ce parti. Le communiqué de la wilaya, qui rappelle l’interdiction d’organiser des marches à Alger, n’a pas mentionné nommément le parti politique de Sadi. Cela n’est pas fortuit. En effet, cela vise à empêcher toute politisation de ce refus. Pour rappel la décision d’interdiction des marches à Alger remonte au mois de juin 2001, lorsqu’une marche organisée par les Âarouch a dégénéré..