Fateh Rebiai appelle le pouvoir et l’opposition à intensifier les efforts pour “sauver” l’Algérie
Le secrétaire général du mouvement Nahdha, Fateh Rebiai a appelé vendredi à Alger le pouvoir et l’opposition à intensifier les efforts pour relever les défis actuels et “sauver” l’Algérie.
“Cette étape est l’occasion pour le pouvoir et l’opposition de redresser la situation en prenant une série de mesures”, a souligné M. Rebiai à l’ouverture de la rencontre d’évaluation des élections du 10 mai dernier ayant regroupé les présidents des bureaux de wilaya et les responsables politiques du mouvement. Le responsable du mouvement Nahdha a soutenu que les résultats du dernier scrutin n’”étaient pas crédibles”, mettant en avant la conclusion de la Commission nationale de surveillance des élections qui a relevé “l’existence de nombreuses infractions et dépassements dans toutes les étapes des législatives du 10 mai”. Il fallait tenir compte, a ajouté M. Rebiai, de l’avis de la commission, “dissoudre le Parlement et procéder à sa réélection de manière transparente et crédible à travers une Commission de supervision neutre”. Il a affirmé dans ce contexte que la parole doit revenir au peuple à travers des élections libres et transparentes précisant que les résultats des dernières législatives ont engendré deux faits “graves”, celui de basculer vers l’illégitimité du fait que la révision de la Constitution sera confiée à un Parlement qui, selon lui, n’a pas de crédibilité et le second est compromettre les intérêts de l’Algérie en criant à la fraude comme moyen de pression, voire l’ingérence étrangère”.
S’agissant de l’Alliance de l’Algérie verte (MSP, mouvements El Islah et Nahdha), M. Rebiai a précisé que cette alliance “est effectivement, politiquement et stratégiquement, sans précédent sur la scène politique algérienne”, ajoutant qu’elle a “acquis une popularité”. Il a indiqué en outre que “l’Algérie verte” a boycotté les structures de l’Assemblée populaire nationale (APN) en signe de contestation des résultats des législatives du 10 mai précisant que les parlementaires de cette formation ont refusé d’occuper les postes de vice-président de l’APN, présidents et rapporteurs des commissions et députés présidents de commissions.