Femmes voilées et documents biométriques : Zerhouni résoud l’équation
Le ministre de l’intérieur et des collectivités locales a mis fin à la polémique au sujet des photos des femmes voilées destinées aux passeports et cartes d’identité biométriques. Nouredine Yazid Zerhouni a annoncé que le voile devra être ôté conformément au règlement international et la donne actuelle qui exigent que le front et les oreilles soient apparents sur la photo. Il a également affirmé que le ministère de l’intérieur avait pris les dispositions nécessaires pour que le port du voile soit respecté, en désignant des femmes au niveau des daïras, chargées de prendre les photos des femmes voilées désirant obtenir des documents biométriques.
- En marge d’une réunion régionale sur les documents biométriques tenue à Alger, Zerhouni a expliqué qu’il n’y avait aucun problème pour les photos d’identité numériques pour les femmes qui portent le voile. Il poursuit que des dispositions ont été prises pour que des agents femmes au niveau des daïras soient chargées de prendre ces photos. Le nombre de femmes désignées pour accomplir cette tâche sera de 553, selon nos sources au ministère de l’intérieur, c’est-à-dire dans chaque service des passeports au niveau des daïras.
- Le ministre de l’intérieur qui, au départ, n’était pas très clair sur le sujet, a fini par trancher déclarant que le voile devra être ôté pour ce type de photos, ce qui met fin à la polémique qui allait bon train sur cette question.
- S’agissant à présent du montant du timbre fiscal pour le passeport biométrique, le ministre a indiqué qu’il demeurera inchangé, en attendant que le gouvernement puisse statuer et fixer ce montant tout en tenant compte des moyens du citoyen.
- Zerhouni qui a tenu trois rencontres régionales à quelques jours du lancement de l’opération du “biométrique”, a souligné que les présidents et les agents de l’APC sont tout à fait capables de manier les nouvelles techniques informatiques pour délivrer les documents biométriques, puisque 53% des P/APC sont universitaires, alors que 80% des élus dans les assemblées communales sont détenteurs de diplômes universitaires.