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Feu vert de Ghlamalah aux imams pour la création d’un syndicat

الشروق أونلاين
  • 2032
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Les imams ont obtenu le feu vert du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs pour la création d’un syndicat pour défendre leur droits.

« Je n’ai aucune objection quant à la création d’un syndicat des imams », a déclaré le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah. S’exprimant lors de la conférence mensuelle des imams sur «Le suicide : causes et remèdes » organisée par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs à Dar El Imam à Mouhamadia (Alger), Bouabdallah Ghlamallah a ainsi donné son feu vert pour la création d’un syndicat des imams.

« J’ai déjà parlé de cette question avec le Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmdjid Sidi Saïd. Je lui ai dit que si les imams veulent créer un syndicat, qu’ils le fasse », a-t-il ajouté. « C’est un honneur pour moi que les imams créent leur propre syndicat, à condition qu’il porte un message pour notre société », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le ministre a tenu à expliquer que celui qui cherche à amasser une fortune, ne le fera pas dans une mosquée. « Celui qui veut s’enrichir, cela est faisable dans le commerce et non pas dans une mosquée », a-t-il déclaré.

A souligner que Bouabdallah Ghlamallah a été auparavant catégoriquement contre l’idée de création d’un syndicat pour imams. En effet, à chaque fois qu’on lui avait posé une question à ce sujet, il répondait toujours que l’idée de création d’un syndicat pour imam est une ligne rouge à ne pas franchir. Face à ce changement brusque d’avis du ministre, on se demande si cela avait une relation directe avec la victoire, même modeste, de son parti aux élections législatives du 10 mai 2012.

Abordant le phénomène du suicide qui a pris des proportions alarmantes dans notre pays ces dernières années, le ministre a souligné l’impératif de « sensibiliser les citoyens à travers les prêches dans les mosquées quant à la gravité de ce phénomène étranger à la société algérienne connue pour sa patience et sa foi ». À ce propos, il a appelé à « la conjugaison de tous les efforts pour lutter contre ce phénomène » et à « la dynamisation du rôle de la mosquée à travers l’intensification de prêches traitant des méfaits de ce phénomène ».

Quelque 2191 cas de suicide dont 335 suicides effectifs et 1856 tentatives de suicide ont été recensés par les éléments de la Gendarmerie nationale à travers tout le territoire national pendant la période allant du 1er janvier 2011 à mai 2012. Les enquêtes menées par les éléments de la Gendarmerie nationale ont révélé l’existence d’un phénomène nouveau, à savoir « le suicide des enfants » et des jeunes de moins de 18 ans. Auparavant notre pays ne connaissait pas ce phénomène. En effet, les cas de suicide enregistrés auparavant concernaient des personnes âgées entre 35 et 45 ans. Selon des experts, la propagation du phénomène du suicide des enfants était essentiellement due à l’impact négatif des médias notamment des dessins animés violents incitant l’enfant à imiter les personnages.

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