Gamal Moubarak aurait-il trempé dans l’assassinat de Suzanne Temim ?
Quand Gamal Moubarek, le fils du président Hosni a demandé à témoigner lors du meurtre à Dubaï, de SuzanneTemim, la star libanaise, la Cour égyptienne a décrété le black-out des organes d’informations égyptiens sur le sujet, non pour préserver le secret de l’instruction, mais pour ménager le futur chef de l’état égyptien et dissiper les doutes quant à ses liens avec l’assassinat de la libanaise, surtout que l’officier Mohsen Sukary faisait partie de la garde personnelle de la famille Moubarak.
- Ceux qui connaissent le dossier disent qu’avant le meurtre, le millionnaire égyptien Hichem Talaat a eu des divergences avec Gamal Moubarak et une personnalité saoudienne riche et influente sur l’économie égyptienne. Talaat utilisait le business, pour bénéficier de terrains égyptiens à titre gracieux afin d’ériger de luxueux hôtels tels For Seasons, Garden-city ou San Stefano…. contre la moitié des bénéfices versés à Gamal Moubarak.
- Il se dit, dans les milieux initiés, que Mohsen Al-Sukary était l’œil de ce dernier et de l’imminente personnalité saoudienne des affaires et de la finance dans le monde et qu’il leur rendait compte de tous les mouvements de Hichem Talaat.
- La justice égyptienne veillait également à connaitre la véritable relation entre Djamel Moubarak et l’officier Mohsen Al-Sukary, et si Djamel avait un quelconque lien avec l’orchestration du crime, d’autant que la police de Dubaï avait annoncé qu’Al-Sukary avait été aidé par un officier de la sécurité d’Etat égyptienne en contrepartie de 300 mille dollars. Selon les autorités émiraties, ce n’est pas Al-Sukary qui a été dans l’appartement de Suzanne Temim, mais bien cet officier égyptien. Al-Sukary lui-même a reconnu ces faits, mais l’embargo dans cette affaire a écarté tout les accusations de Djamel Moubarak et les services de sécurité de l’Etat égyptien qui ont été mis en place pour servir la famille qui gouverne en Égypte.
- Les services de sécurité égyptiens ont œuvré à taire le nom du troisième acteur principal dans cette affaire et de laver Djamel Moubarak de tout soupçon. Ils se sont empressés de faire condamner à la peine de mort Hicham Talaat et Mohsen Al-Sukary afin de clore le dossier, d’éviter à Djamel Moubarak d’être interrogé et de couvrir un élément de la sécurité d’Etat égyptienne, sans que Taalat ne soit au courant de ces détails, comme l’a reconnu Al-Sukary.
- Ceux qui ont suivi l’affaire dont l’interlocuteur d’Echorouk racontent que Mohsen Al-Sukary a acheté l’arme du crime, un couteau aiguisé avec une carte d’assurance et l’exécuteur, un élément de la sûreté égyptienne, a tenu à laisser cette arme sur le théâtre de l’opération. Il est clair qu’il voulait impliquer Al- Sukary sur l’ordre de ceux qui ont planifié le méfait et pris ombrage de l’emprise économique importante de Hichem Talaat.
- Selon les renseignements, les exécutants, deux égyptiens et deux saoudiens avaient des liens avec la société immobilière. L’approfondissement de l’enquête révèlera certainement beaucoup de détails qui en feront le scandale du siècle dans le monde arabe.