Gardes communaux: «Nous ne sommes pas des champêtres… nous voulons nos droits»
Il y a cinq ans jour pour jour (7 mars 2011 – 7 mars 2016), les gardes communaux ont tenu un imposant sit-in à la Place des Martyrs, Alger, pour réclamer la prise en charge de leurs revendications.
A cette occasion, les éléments de la garde communale ont réitéré leurs revendications dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, ajoutant ne plus pouvoir attendre.
Selon eux, la tutelle est plus que jamais interpellée à intervenir en vue de régler leur situation qui n’a pas bougé d’un iota, même si que trois ministres se sont succédé à la tête de ce département.
Hakim Chaïb, le coordinateur national des gardes communaux a affirmé dans un communiqué, dont une copie est parvenue à notre rédaction, que les ministres de l’Intérieur les traitaient par le passé de « champêtres », une appellation qu’ils jugent blessante à leur égard, et refusaient de satisfaire leurs doléances.
Le coordinateur ajoute qu’ils attendent toujours que justice leur sera rendue, à travers la prise en charge de leurs préoccupations, insistant sur leurs sacrifices consentis dans la luette antiterroriste.
Selon lui, ces agents n’attendent plus des autorités officielles du pays qu’une décision signée par le ministre de l’Intérieur pour pouvoir ainsi jouir de leurs droits au travail et au logement au même titre que l’ensemble des citoyens algériens.
L’interlocuteur a révélé leurs principales revendications, à savoir la revalorisation de leurs salaires, la réintégration des éléments radiés arbitrairement, la prise en charge médicale, l’accès au logement…