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Ghlamallah à Echorouk: Une heure suffit pour accomplir la prière de « tarawih »

الشروق أونلاين
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Younès Ouaiche
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs interviewé par la journaliste de Echorouk.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, a révélé que l’Etat subventionne le coût pour cette année à hauteur de 27 500 Da. Le ministre a dit le chef de l’Etat suit tous les développements, désigne des délégations pour le représenter continue de donner des instructions visant à préserver le statut de l’Algérie parmi d’autres nations.

Qu’en est-il de l’aide de l’Etat en faveur des pèlerins?

Le coût du Hadj a été fixé cette année à  284 000 Da, dont le pèlerin aura à payer 256 000 Da alors que les autorités du pays subventionnent ce coût à hauteur de 27 500Da.

Certains citoyens évoquent la question d’un écart enregistré dans les horaires d’appel à la prière de El Maghrib, votre département avait-il reçu des requêtes dans ce sens? Quelles sont les mesures que vous avez prises?

Nous ne pouvons pas prendre des mesures à cet égard, car l’écart est dû à la manière dont chaque imam définit les horaires. Toutefois, il y a des cas où des imams prolongent délibérément les horaires de l’appel à la prière de El Maghrib, et c’est ce que nous refusons. Effectivement, nous avons constaté que certains imams le font sciemment, bien que les horaires soient clairement définies par le calendrier.

Qu’en est-il du fait de retarder la prière de tarawih (prières surérogatoires)?

Nous souhaitons que les imams ne retardent pas trop dans les prières de tarawih, en récitant les versets coraniques de la manière dont les fidèles pourraient comprendre et suivre l’ordonnance du prophète Mohamed (QSSSL) qui préconise de ne pas trop tarder dans la prière. En effet, je pense qu’une heure de temps suffira pour accomplir les prières de tarawih.

Pourquoi avez-vous décidé d’empêcher les salafistes d’exercer pendant ce mois sacré? Avez-vous enregistré des dépassements qui vous ont poussé à prendre cette décision?

Nous ne les avons pas empêchés, mais nous avons plutôt dit que cela ne se fait qu’après s’être délivré une autorisation de la part de la direction des affaires religieuses. Cette dernière s’en charge en effet d’envoyer un inspecteur pour  rencontrer ceux qui souhaitent ériger une salle de prière afin d’éviter que cette dernière ne devienne un lieux où l’on prêche et l’on incite à des idées étrangères à l’Islam.  

Mais vous avez dit que les salafistes constituent un danger pour le pays?

Je n’ai pas dit ça. J’ai dit plutôt que ceux qui veulent apporter des idées nouvelles au peuple algérien, sont soit des ignorants ou malhonnêtes. D’ailleurs, les caractéristiques de la mosquée algérienne diffèrent de celles de l’Asie en général, et celle de l’Arabie saoudite en particulier.

Avez-vous enregistré des cas d’utilisation des mosquées pour mobiliser les jeunes algériens à aller combattre en Syrie?

Nous, nous n’avons pas enregistré des cas de mobilisation des jeunes au sein des mosquées, mais les services de sécurité l’ont constaté.

A cet égard, je saisis cette occasion pour rendre hommage aux femmes algériennes conscientes qui ne s’était pas livrée aux « moudjahidine » en Syrie.

Trouvez-vous que les mosquées jouent leur rôle comme le faisaient par le passé?

Nous comptons développer la compétence des imams. Après les mouvements sociaux qu’ont connu les différents secteurs, tout le monde souhaite être égal avec les fonctionnaires d’administration et des entreprises, mais moi je trouve qu’il y a une différence entre ces employés. Par exemple, l’imam n’est pas comme tous les autres fonctionnaires qui ne pensent qu’à leur salaire. Nous visons à former des imams qui auront un rôle vital à jouer, contrairement aux enseignants qui ont failli à leur mission en ne se souciant que de leur salaire.

Quelle est la position de votre département vis-à-vis de l’affaire dans laquelle serait impliqué le directeur des affaires religieuses de la wilaya d’Alger?

En vérité, je n’aime pas me mêler dans des affaires dans lesquelles tranchera la justice. En effet, je souhaite que la justice comprenne que dans le poste que j’occupe, il m’est difficile de juger. Le directeur a exercé sous ma tutelle dans plusieurs wilayas  pendant 12 années. Etatnt en poste dans différentes wilayas, des walis à l’image de celui de Oum El Bouaghi, Annaba ou de la capitale comptaient sur lui pour régler quelques questions. Moi personnellement, je ne doute pas de l’honnêteté de ses attitudes. En revanche, mes évaluations et celle de la justice ne pourraient être forcément les mêmes.     

Etait-il réellement inscrit pour suivre des études à l’étranger?

En fait, il a eu une autorisation de voyage pour Dubaï en vue de représenter le pays dans un congrès islamique, comme il préparait des études supérieures en France.

Pourquoi ce retard accusé, selon vous, dans la réalisation de la mosquée de Marseille? Le gouvernement compte-t-il de financer une partie de ce projet?

La Commission tente de collecter de l’argent, ce qui nécessite un peu de temps. Elle attendait une aide des pays du Golfe, mais ces derniers ont opté pour utiliser cet argent pour « armer l’opposition syrienne ». Quant à nous, nous pourrions contribuer à sa construction, si nous nous mettions d’accord avec la commission de gestion de cette mosquée.  

Avez-vous rendu visite au président Bouteflika hospitalisé en France? Avez-vous pris attache avec lui ? Avez-vous des informations sur son état de santé?

Selon les informations dont nous disposons, il est conscient et à même de prendre des mesures concernant la gestion des affaires du pays et en mesure de désigner d’autres personnalités pour le représenter, à l’image du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, chargé de le représenter au 2e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz (FOPEG), qui a eu lieu à Moscou (Russie), tout comme le Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui l’a représenté à la réunion de haut niveau sur les nouvelles approches unifiées pour éliminer la faim en Afrique, à Addis-Abeba en Ethiopie.

En effet, Bouteflika continue de donner des instructions devant préserver le statut de l’Algérie parmi d’autres nations.

En vérité, je ne lui ai pas rendu visite car son état de santé était critique. En tout cas, le président était attendu à Alger pour hier ou pour aujourd’hui.  

 

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