Grande-Bretagne: première rencontre du chef de la diplomatie avec des opposants syriens
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague recevait pour la première fois lundi à Londres des opposants syriens, une initiative visant selon lui à accentuer la pression sur le régime de Bachar al-Assad sans pour autant constituer une “reconnaissance formelle.”
Dans une interview à la BBC, M. Hague n’a pas immédiatement précisé l’identité de ses interlocuteurs, mais il a pris soin de réitérer que, contrairement à ce qui s’est passé en Libye, aucune intervention militaire n’était envisagée en Syrie.
Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait indiqué vendredi que des membres du Conseil national syrien et de la Commission nationale de coordination pour le changement démocratique avaient été invités par le chef de la diplomatie, à l’issue de plusieurs mois de contacts préliminaires en coulisses.
“J’ai nommé une ambassadrice pour développer des relations (avec les opposants), mais nous n’en sommes pas à les reconnaître formellement, en partie parce qu’il s’agit de groupes disparates et qu’il n’existe pas de conseil national unique, comme c’était le cas en Libye, et puis aussi parce que la communauté internationale n’en est pas là”, a indiqué M. Hague.
Les représentants de l’opposition syrienne devaient également être reçus par de hauts responsables du 10, Downing street, la résidence officielle du Premier ministre, David Cameron.
Neuf mois après le déclenchement d’une contestation populaire dont la répression a fait plus de 3.500 morts, selon l’ONU, le régime de Bachar al-Assad reste inflexible, en dépit de son isolement international croissant.