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Grève dans la fonction publique : les établissements scolaires paralysés

Grève dans la fonction publique : les établissements scolaires paralysés

Le secteur de l'éducation nationale a enregistré le plus fort taux de suivi du mot d'ordre de grève auquel ont appelé les syndicats autonomes. Les autres secteurs enregistrent une participation à différents degrés, mais le salaire demeure une revendication commune. Les syndicalistes ont l'intention de faire face aux menaces du gouvernement même si l'affaire est déférée à la justice.Les revendications des enseignants sont légitimes, d’après les grévistes. Le risque de voir leurs salaires ponctionnés ne les a pas empêché d’observer un arrêt de travail, protestant contre les nouvelles grilles des salaires et l’échelle des catégories, appelant à leur révision en fonction du pouvoir d’achat. Plus de 90 mille enseignants, permanents et contractuels, ont joint leurs voix à celle des syndicats autonomes en suivant le mouvement de grève.  La plupart des lycées de la capitale paraissaient déserts ce matin après que les élèves aient quitté les salles de cours. Les classes de terminale n’ont pas été épargnées même si les élèves considèrent que c’est leur avenir qui est pris en otage d’autant plus qu’ils doivent achever un programme surchargé avant l’ultime examen du baccalauréat. Les enseignants eux, estiment que le programme doit effectivement être terminé mais pas au détriment de leur salaire. Ils se sont rassemblés dans l’enceinte de leurs établissements pour débattre des nouveaux salaires et de l’échelle des catégories qualifiée de “désespérante”. Les grévistes, notamment les contractuels, comptent bel et bien poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à ce qu’il y est réponse à toute leurs doléances particulièrement celle relative à leur intégration définitive. Ceux qui n’ont pas perçu leur salaire depuis six mois  exigent d’être payés.Par ailleurs, les adjoints d’éducation ont demandé à être reclassés au 13ème échelon. Même si la grève a été ressentie davantage dans le secteur éducatif, les autres secteurs n’ont pas pour autant été épargnés. Les fonctionnaires ont estimé que la décision du gouvernement d’effectuer des retenues sur salaire après chaque grève a touché jusqu’à 70% du salaire mensuel lors de la précédente grève.D’autre part, les enseignants grévistes ont menacé de boycotter les examens du dernier trimestre de l’année scolaire en cours si le ministère de l’éducation s’obstine à camper sur ses positions quant aux revendications des fonctionnaires. Ils maintiennent leur mouvement aujourd’hui et comptent, ensuite, organiser des sit-in devant les ministères concernés. Les représentants des différents syndicats autonomes soulignent que le choix de la grève est irréversible même au delà du 14 avril. Ils n’excluent pas le recours à un autre mouvement à l’arrivée des examens de fin d’année affirmant que les élèves de terminale ne seront pas pénalisés puisque c’est l’enseignant qui dispense le cours avec lequel l’élève passe son examen. À Bouira le taux de suivi a atteint 75,91%Le secrétaire du Conseil National des professeurs de l’enseignement Secondaire et Technique (CNAPEST) au niveau de la wilaya de Bouira a indiqué que le taux de suivi de la grève a atteint 91,75% au secondaire, alors que de nombreux collèges ont été paralysés à l’est de la wilaya, au même titre qu’à Ain Bessam et à Lakhdaria. Le suivi est néanmoins faible au niveau des écoles primaires.  

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