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Hanoune: “Le FLN a adopté une idéologie arabe qui renie Tamazight!”

الشروق أونلاين
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D.R
Louisa Hanoune (à droite), Ould Abbès (à gauche)

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a réitéré son plaidoyer en faveur de la promotion de la langue amazighe et la généralisation de son enseignement à travers tout le territoire national.

Pour la patronne du PT, les manifestants sont descendus dans la rue en Kabylie en vue de faire de Tamazight une langue officielle à part entière, jugeant “naturel” le fait que des manifestations s’organisent dans cette région réputée pour son combat en faveur de l’identité amazighe du peuple algérien.

Hanoune n’a pas laissé échapper l’occasion, lors d’une conférence de presse animée mercredi au siège de son parti à Alger, pour riposter aux partis de la majorité l’accusant de “manipulation” après avoir présenté devant l’APN une proposition de généralisation de l’enseignement de Tamazight.

“Nous avons présenté la proposition d’amendement pour la 15e fois, et ce depuis 2002, date à laquelle la langue amazighe a été constitutionnellement considérée comme la deuxième langue nationale”, a souligné la première Dame du PT, affirmant que sa formation n’a jamais cessé de plaider pour sa promotion, y compris à l’époque du parti unique.

Pour elle, la réplique des étudiants après le rejet de l’amendement n’est qu’une première réaction contre la LF 2018 votée par les députés de la majorité parlementaire.

“Les manifestations ne concernent pas uniquement le refus de généralisation de Tamazight dans la LF, mais elles expriment également un rejet de l’austérité décidée par le gouvernement dès le début de la crise de pétrole”, a-t-elle soutenu.

Par ailleurs, elle a chargé le FLN l’accusant d’avoir adopté –depuis l’indépendance- une idéologie arabe qui nie la langue amazighe, estimant que les partis du pouvoir qui prétendent défendre l’identité des Algériens constituent désormais le pire danger qui guette le pays.

Outre les partis au pouvoir, Hanoune n’a pas épargné le FFS et le RCD, jugeant incompréhensible leur “position offensive” à son égard.

“Si nous ne œuvrons pas à promouvoir la langue amazighe à travers l’ouverture des postes budgétaires au profit des enseignants qui l’enseignent,  des enveloppes budgétaires pour la publication des livres et la formation des encadreurs, comment allons-nous la promouvoir et dans quelle loi sera-t-elle introduite?”, s’est-elle interrogée.

En outre, elle a écarté toute éventuelle manipulation des universitaires en Kabylie, affirmant que “les manifs étaient pacifiques, excepté à Bouira. C’est naturel que la Kabylie soit en première ligne car elle a toujours été derrière la revendication amazighe”, estimant que l’incursion des militants du MAK dans les mouvements était prévisible dans la mesure où ceux-ci s’invitent souvent à ce type de manifestations.

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