Hanoune menace de descendre dans la rue !
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a menacé de descendre dans la rue si l’on touche à l’article 17 de la Constitution qui stipule que «la propriété publique est un bien de la collectivité nationale», affirmant que son parti s’oppose à sa révision qu’elle considère comme étant «une grande trahison à l’égard du peuple et de la guerre de Libération».
La patronne du Parti des travailleurs a, de nouveau, tiré à boulets rouges sur l’homme d’affaires et président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, en mettant en garde contre la montée de l’influence de l’oligarchie qui risque de mettre en péril les fondements de l’Etat.
Louisa Hanoune estime qu’accélérer la réforme politique est la solution pour faire face aux problèmes politique, économique et social qui guettent le pays, ajoutant que cette réforme devrait permettre d’aboutir à une véritable démocratie, en passant bien entendu par la profonde réforme constitutionnelle, politique et institutionnelle. Ce qui, selon elle, devrait restituer la parole au peuple algérien.
La secrétaire générale du PT a appelé, en marge de son allocution prononcée à l’occasion de l’ouverture vendredi des travaux du Comité central de son parti, à ouvrir les dossiers de corruption en suspens, à savoir celui de Sonatrach et Chakib Khelil, tout en demandant à la justice d’enquêter sur les scandales de transfert de devises.
S’agissant des mouvements de contestation contre le gaz de schiste qui se poursuivent à In Salah, Hanoune a estimé qu’ils étaient dus au sentiment d’oppression et de hogra que ressent la population du Sud.
Néanmoins, elle n’écarte pas une éventuelle manœuvre interne ou étrangère qui serait à l’origine.
En dépit du brouhaha né après le forage des premiers puits de gaz de schiste à In Salah, Hanoune semble camper sur sa position soutenant l’exploitation de cette énergie, sous condition que l’on donne des garanties sur la protection de l’environnement et l’on accorde la priorité à la population du Sud pour y bénéficier.
Revenant sur les circonstances de la mort de l’ex-wali de Annaba, Hanoune soutient qu’ «il était victime du pillage du foncier», affirmant qu’ «il n’était pas tué d’une balle ou d’un coup de poignard, mais il aurait subi une torture psychologique».