Hanoune sur Yennayer: “C’est une décision historique et audacieuse”
Commentant la décision du président de la République consacrant le premier jour de l’an amazigh “Yennayer” une fête nationale, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune l’a qualifiée d’”historique” et d’”audacieuse”.
La Secrétaire générale du PT n’a pas manqué de riposter à Ahmed Ouyahia -qui l’a accusée de semer le trouble en Kabylie; à travers les manifestations organisées par des étudiants- lui reprochant l’abandon des entreprises publiques au profit des prédateurs.
Après l’intégration de “Yennayer” dans le calendrier des fêtes nationales et la décision de création de l’Académie de la langue Amazighe, Louisa Hanoune a appelé le président de Bouteflika pour aller vers “l’élection d’une assemblée nationale constituante en vue de sauver le pays de l’anarchie et de le reconstruire sur des bases transparentes afin de mettre la Nation à l’abri des dangers qui la guettent”.
La patronne du PT a été, faut-il le rappeler, la cible du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia qui l’a taxée de “manipulatrice” après son amendement présenté en faveur de la généralisation de l’enseignement de Tamazight et qui a été rejeté par la majorité parlementaire. En réaction, des manifestations ont éclaté dans la région de Kabylie, notamment à Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira.
Notons que la formation d’Ouyahia a salué, sur sa page facebook, la décision de Bouteflika reconnaissant le premier jour de l’an berbère une “journée chômée et payée”, estimant que: “l’histoire retiendra que le président Abdelaziz Bouteflika a traité de la question de l’identité nationale et de Tamazight, à travers son officialisation en tant que langue nationale et officielle et la proclamation de Yennayer fête nationale”.
Hanoune s’est attaquée à Ouyahia suite aux décisions prises à l’issue des travaux de la tripartite sanctionnés par la signature d’un partenariat public-privé, l’accusant ainsi d’avoir lâché les entreprises publiques.
En outre, elle a mis en garde contre les desseins visant, à ses yeux, à privatiser la compagnie aérienne Air Algérie, la Société nationale des tabacs et d’allumettes (SNTA), et l’Usine de céramique et produits réfractaires de Guelma ainsi que de nombreuses autres sociétés.
La première dame du PT a remis au goût du jour les répercussions de la politique de privatisation ayant entraîné la fermeture de 1.500 entreprises publiques, la suppression de plus d’un million d’emplois et l’explosion des importations…
“Nous serions prêts à devenir des bandits s’il était question de défendre le droit des Palestiniens à construire leur Etat sur l’ensemble de leur territoire”, a-t-elle soutenu, s’opposant également aux excuses présentées au nom du peuple algérien par Ouyahia à l’Arabie saoudite.