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Hausse des prix du carburant: l’Exécutif table sur 6.100 milliards

الشروق أونلاين
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Le gouvernement table à travers la révision à la hausse des tarifs du carburant – tous types confondus- sur 6 100 milliards de centimes de rente, dont des estimations jugent que l’Exécutif a besoin de 10.000 milliards de dinars (100 mds USD) pour parachever les projets à l’arrêt, dont le financement s’effectuera par le biais des crédits accordés par la Banque d’Algérie au Trésor public.

Les appréciations du ministère des Finances ont révélé que l’augmentation des prix du carburant allant de  2 à 5 dinars le litre devrait renflouer les caisses du Trésors public de 61 milliards de dinars (6100 milliards de centimes). 

Des revenus qui proviennent de l’impôt sur les produits pétroliers, dont 21 milliards de dinars de l’impôt sur les produits pétroliers importés, 15.5 milliards de dinars de l’impôt sur la valeur ajoutée et 4 mds DA de l’impôt sur la valeur ajoutée de l’importation.

Le ministère des Finances a, par ailleurs,  mis des conditions en vue du recouvrement de l’impôt local sur la valeur ajoutée estimé à 1200 milliards de centimes, entre autres la liquidation des rabais détenus par les opérateurs du secteur de l’énergie, la division de raffinage et commercialisation à Sonatrach ainsi que la distribution au détail.

Les chiffres du département de Abderrahmane Raouia ont révélé une augmentation de 50% de l’impôt sur la consommation individuelle de l’énergie ainsi que la révision  de tous les impôts environnementaux. Sachant que toutes ces fiscalités seront destinées au budget de l’Etat, bien qu’elles soient insuffisantes, aux yeux de l’ancien premier argentier du pays, Abderrahmane Benkhalfa.

Invité de la Radio nationale, Abderrahmane Benkhalfa a minimisé l’efficacité et le rendement de l’impôt sur la fortune instauré dans le PLF 2018, précisant qu’il ne dépassera 0.05 % de l’impôt sur la valeur ajoutée.

Benkhalfa a indiqué que le gouvernement avait besoin 10.000 milliards de dinars pour la relance des projets gelés.

Cela intervient sur fond de débat provoqué par le recours de l’Exécutif au financement non-conventionnel.

Rappelons que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a défendu cette option, ajoutant qu’il y aura pas d’impact négatif sur le pouvoir d’achat non plus sur le taux d’inflation.

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