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“Hibr oua Awrak” un nouvel espace culturel animé par Amine Zaoui à la radio nationale

الشروق أونلاين
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Le premier numéro de la conférence “Hibr oua Awrak” animée par l’écrivain et romancier Amine Zaoui les mardis après-midi à l’espace “Aissa Messaoudi” de la Radio nationale a débattu de “la situation du livre, de l’édition et du lectorat 50 ans après l’indépendance”.

Les participants à la conférence diffusée en direct sur les ondes de la chaîne I de la radio nationale ont soulevé plusieurs problèmes liés à l’édition et à la distribution du livre et au lectorat. “L’éditeur doit agir en professionnel et être attentif au goût du lecteur”, ont indiqué les éditeurs présents à cette rencontre. Les avis des intervenants étaient mitigés concernant l’évaluation du processus d’édition en Algérie. Certains voient en les années 70 la période prospère du livre, en témoigne, selon M. Zaoui, le succès de la série “Anis” destinée aux jeunes, alors que d’autres l’attribue à l’année 2006. Dans son évaluation du livre pour enfant, l’éditrice et éducatrice Malika Boudalia estime que ce volet reste en deçà du niveau atteint dans les pays développés où les chiffres révèlent plus de 200 000 titres pour enfant édités chaque année. Elle a déploré, dans ce contexte, la propagation du livre parascolaire dont le contenu est souvent bourré d’erreurs, outre l’absence des techniques littéraires susceptibles d’attirer l’enfant. 

Cet espace a constitué une occasion pour aborder la situation du livre et l’absence d’une ligne éditoriale dans les maisons d’édition ou d’une stratégie d’édition, d’études et de statistiques. Les participants ont, par ailleurs, appelé les maisons d’édition à faire la promotion de leurs produits et à déployer davantage d’efforts pour attirer le lecteur et le rapprocher du livre et à adopter de nouvelles mesures de commercialisation du livre. Ils ont, en outre, préconisé l’organisation de cafés littéraires pour la présentation des nouveautés littéraires et des ventes-dédicaces et de ne pas se contenter d’expositions.

Des universitaires ont d’autre part souligné la nécessité d’oeuvrer au rapprochement des maisons d’édition de l’université et consacrer des prix spéciaux aux étudiants, relevant le problème des prix élevés du livre. La rencontre a également constitué une occasion pour débattre de la formation au profit des éditeurs et des libraires. Sur les 160 librairies recensées à l’échelle nationale, 15 seulement répondent aux normes internationales, a indiqué le directeur de la publication au ministère de la Culture.

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