JO-2012 – Les Syriens sanctionnés ne seront “pas les bienvenus”
Les personnes liées au régime syrien visées par des sanctions “ne seront pas les bienvenues” aux jeux Olympiques de Londres tandis que les sportifs de ce pays pourront y participer, a déclaré mercredi le Premier ministre britannique David Cameron.
“Je ne crois pas que nous devrions punir les sportifs pour les méfaits du régime, donc les athlètes syriens participeront aux Jeux”, a déclaré David Cameron lors d’une conférence de presse avec le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.
“Mais soyons clairs, la Grande-Bretagne a mené les efforts au sein de l’Union européenne et ailleurs pour mettre en place des gels d’avoirs, des interdictions de déplacements et des sanctions contre ce régime odieux”, a-t-il ajouté.
“Les personnes concernées par l’une de ces interdictions ne seront pas les bienvenues à Londres”, a-t-il ajouté.
Une délégation du CIO est arrivée dans la capitale britannique pour une dernière tournée d’inspection de trois jours, avant les JO d’été à Londres, du 27 juillet au 12 août.
Jacques Rogge avait estimé le 14 mars que six à huit sportifs syriens avaient “le potentiel pour se qualifier” aux Jeux de Londres, ajoutant que le CIO ferait “tout pour les (y) faire participer”, à moins que l’un de ces sportifs soit impliqué dans des crimes de guerre.
Le comité olympique syrien reste actif et n’a fait l’objet d’aucune sanction de la part du CIO.
Au total, 126 personnes liées au régime syrien sont visées par les sanctions européennes, parmi lesquelles le président Bachar al-Assad et son épouse Asma.
La répression des manifestations contre le régime du président syrien a fait plus de 9.000 morts en un peu plus d’un an, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et l’ONU.
Mme Assad, née à Londres, possède également la nationalité britannique et le ministre des Affaires étrangères William Hague a reconnu la semaine dernière qu’il n’était pas possible de lui interdire de venir au Royaume-Uni, tout en indiquant “ne pas s’attendre” à ce qu’elle vienne.