Juppé en Algérie : une visite dans un contexte de relative détente
La visite de 24 heures que le chef de la diplomatie française Alain Juppé entamera mercredi en début de soirée à Alger survient dans un contexte de relative détente entre l'Algérie et la France après des mois de crispation sur plusieurs dossiers (visas, colonialisme) qui pesaient sur les relations bilatérales.
Le ministre français sera reçu jeudi par le président Abdelaziz Bouteflika, avant d’animer une conférence de presse conjointe avec son homologue Mourad Medelci. Selon Amar Belani, porte-parole de la diplomatie algérienne, la visite sera notamment l’occasion d’aborder “les analyses sur les sujets de politique internationale et régionale d’intérêt commun (Libye, processus de paix au Proche-Orient, Sahara-Occidental, lutte contre le terrorisme, UPM, relations avec l’UE)”.
Mais rien ne sera simple: sur le dossier libyen, les deux pays ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde dans la mesure où Paris est en première ligne dans le soutien au Conseil national de transition (CNT) libyen.
Sur le plan économique, “la relance de l’investissement et du partenariat sur de nouvelles bases a permis d’enregistrer une avancée significative grâce à la volonté partagée des deux pays de donner à leurs relations un caractère d’exemplarité basé sur la recherche d’intérêts mutuels durables”, a noté M. Belani.
La visite, il y a deux semaines à Alger de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en tant qu’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy et “facilitateur” des relations bilatérales, a permis de faire avancer les choses sur le plan économique avec des avancées, notamment sur le dossier de la construction d’une usine de montage de Renault à Jijel (280km à l’est d’Alger).