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Khalifa: “Je suis content de comparaître devant la justice algérienne”

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelmoumène Rafik Khalifa

L’accusé principal dans l’affaire Khalifa Bank, Abdelmoumène Rafik Khalifa a dit jeudi qu’il fait confiance à la justice, ne pas être un rebelle mais plutôt content de comparaître devant la justice algérienne.

Entendu jeudi par le juge près la Cour de Blida, l’ancien golden-boy algérien a indiqué avoir quitté l’Algérie après avoir été démis par le conseil d’administration de Khalifa Bank le 25 février 2003, ajoutant  avoir connaissance de la désignation de Mohamed Djellab en tant qu’administrateur de la Banque.

Khalifa a nié avoir fui le pays d’autant qu’aucun mandat d’arrêt n’est décrété à son encontre, ajoutant n’avoir séjourné que 48heures aux États-Unis, où il avait quelques affaires à régler, avant de revenir en Grande-Bretagne.

Par ailleurs, il a expliqué avoir donné instruction de faire des réductions, expliquant que seule la compagnie aérienne est habilitée d’octroyer des cartes d’abonnement, avouant en revanche avoir attribué des billets d’avion au directeur d’aviation au ministère des Transports.  

Khalifa a nié également que la Banque ait déclaré faillite car dans un cas pareil « il nous serait impossible de continuer nos traitements avec les grandes sociétés mondiales », selon lui.

L’ancien golden-boy a indiqué que le procès de la faillite de Khalifa Bank représentait 90% de l’affaire qu’il faut réexaminer, tout en accusant certaines personnes de la Banque d’Algérie d’espionner Khalifa Bank.

Pour ce qui est du financement des clubs sportifs, Khalifa a expliqué que ceux-ci souffraient financièrement et que son geste avait pour but d’aider le sport algérien.

Devant le juge, Khalifa a dit avoir subi depuis 12 ans une pression et une peur terrible qui persiste encore à ce jour.

S’agissant du transfert des devises vers l’étranger, il a expliqué que l’opération se faisait légalement par le biais de la Banque d’Algérie, expliquant que les 10% restent en France tandis que les 90% restants sont transférés en Algérie. C’est ce qui n’a pas plu aux Français, d’après lui.

Ensuite, il a indiqué avoir accordé des crédits à 10.000 fonctionnaires de son groupe, et c’en parallèle  avec le lancement du programme AADL 1. 

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