Khelil souhaite que la Russie rejoigne l'Opep
Le président en exercice de l'Opep et ministre algérien de l'Energie, Chakib Khelil, a souhaité lundi que la Russie rejoigne l'organisation, une décision qui permettrait “d'augmenter la puissance” de l'opep.
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“Nous souhaiterions un appui concret qui se réalise sur le terrain, nous avons toujours voulu qu’elle (la Russie) rejoigne l’Opep, c’est un pays membre observateur comme l’Angola était auparavant et l’Angola a pris la décision souveraine de rejoindre l’Opep”, a-t-il déclaré à la presse.
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“L’Equateur a rejoint l’Opep après avoir été absent pendant des années. Nous espérons que d’autres membres vont rejoindre l’Opep, comme la Russie”. “La Russie donnera une importance particulière à l’Opep si elle la rejoignait, ça augmenterait la puissance de l’Opep en termes de contrôle de la production, qui serait aux environs de 50% au lieu de 40% de la production globale”, a-t-il ajouté.
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“J’espère que le vice-Premier ministre de l’Energie ne se déplace pas pour des pacotilles. C’est une délégation qui va être très forte, avec une vingtaine de personnes. Nous espérons que leur décision sera à la mesure de la représentativité de leur délégation”, a encore déclaré le président du cartel.
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Les ministres de l’Opep ont convié à leur réunion de mercredi le vice-Premier ministre russe chargé de l’énergie, de l’industrie et des ressources naturelles, Igor Setchine, et le ministre de l’Energie, Sergueï Chmatko.
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La semaine dernière, le président russe Dmitri Medvedev a jeté un pavé dans la mare en annonçant que son pays, traumatisé par la chute des cours du pétrole, n’excluait plus de rejoindre les rangs de l’Opep pour “défendre” ses intérêts.
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Forte de 13 pays membres, l’Opep représente actuellement environ 43% de la production mondiale de brut, contre 12,6% pour la Russie, deuxième producteur mondial au coude à coude avec l’Arabie Saoudite.
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La Russie est prête à se solidariser avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et réduire sa production jusqu’à 300.000 barils par jour pour contrer la chute des prix du brut sur les marchés internationaux, a indiqué lundi le PDG de la compagnie pétrolière russe Lukoil, Vaguit Alekperov. Si l’OPEP venait à décider d’une nouvelle réduction de sa production, la Russie, en signe de solidarité avec une telle décision, pourrait réduire sa production de 200.000 à 300.000 barils par jour, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse.