La Banque d’Algérie enquête: des banques vendent des projets immobiliers fictifs
Karim Djoudi, le ministre algérien des finances
La Banque d’Algérie effectue des enquêtes sur les dépassements d’une banque étrangère récemment installée en Algérie après la conclusion d’un accord entre la direction de la banque impliquée et une société de promotion immobilière.
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L’accord en question prévoit l’ouverture de comptes avec un apport minimal de 300 millions de centimes au niveau de cet établissement financier situé à Sidi Yahia à Alger, en contrepartie de la location d’appartements luxueux qui seront réalisés les prochaines années à Staoueli.
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L’opération est contraire à la loi en vigueur relative à la monétique applicable aux banques, aux établissements financiers algériens ou étrangers activant en Algérie.
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La société de promotion immobilière étrangère a exigé de ses clients potentiels l’ouverture de comptes avec un apport minimal de 300 millions de centimes au niveau de Francebank comme condition essentielle à leur inscription sur la liste des bénéficiaires de la société qui ne sera connue qu’après la fin des travaux.
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Le prix des futurs éventuels appartements a été fixé à 45 millions de centimes le mètre carré, dépassant ainsi les tarifs appliqués dans les quartiers les plus chics de Paris, alors que l’assiette devant abriter le projet n’a pas encore été accordée par le gouvernement.
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La société immobilière ajoute que l’ouverture d’un compte à Francebank ne garantit pas définitivement l’appartement, c’est-à-dire que la société ne veut pas miser son argent dans le projet mais que son objectif est de spéculer.
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La démarche de la Banque d’Algérie intervient au moment où le gouvernement a décidé d’interdire la vente sur plan par les promoteurs immobiliers locaux ou étrangers, après les mises en garde du Fonds de Garantie et de Caution Mutuelle de la Promotion Immobilière relevant du ministère de l’habitat contre les arnaques et les escroqueries en la matière.