La bataille de Sadr City, dans l'est de Bagdad, se poursuit
Les forces américaines et irakiennes ont tué 13 combattants lors d'affrontements dans la nuit de vendredi à samedi dans la vaste banlieue chiite de Sadr City, dans l'est de Bagdad.
Dans un communiqué, l’état-major américain évoque une bataille “complexe” dans ce fief des miliciens de l’Armée du Mahdi de l’imam radical Moktada al Sadr, qui fait l’objet d’un blocus des forces américano-irakiennes depuis deux semaines.
Toutefois, un journaliste de Reuters sur place a pu constater samedi une levée partielle de ce blocus.
Les voitures peuvent désormais entrer et sortir en certains points du quartier, même si d’autres secteurs de Sadr City demeurent fermés et que des fusillades y sont entendues.
L’état-major a fait état dans la nuit d’un tir de missile “Hellfire” par un drone et de tirs par un char M1 contre des combattants armés de bombes, de fusils et de lance-grenades RPG.
“Il n’y a eu aucun blessé grave tant dans le camp américain que dans celui des forces gouvernementales irakiennes, et nous avons mené à bien notre mission”, a affirmé le commandant John Gossart, officier d’état-major de l’unité américaine impliquée dans l’opération.
D’après la police, sept personnes ont été tuées et 17 autres blessées lors des combats de la nuit.
Alors que les affrontements faisaient rage dans la nuit, les haut-parleurs des mosquées diffusaient des mots d’ordre de soutien en faveur des combattants de la milice de Moktada al Sadr.
“Nous ne permettrons pas aux Américains de pénétrer à Sadr City quoi qu’il arrive, même au risque de perdre notre vie et celle de nos fils”, pouvait-on ainsi entendre.
Le bidonville de Sadr City est le théâtre d’affrontements depuis une semaine.
Selon des habitants du quartier, les accrochages de la nuit sont les plus violents enregistrés depuis le début de l’offensive gouvernementale lancée le 6 avril contre Sadr City.