La “boîte noire” de Khalifa Bank enfonce le golden boy !
L’audition des personnes impliquées dans l’affaire Khalifa Bank s’est achevée ce mercredi 10 mai au tribunal criminel près la Cour de Blida. Avant que ne débute, demain, l’audition des témoins.
La boîte noire de l’affaire et ancien caissier de Khalifa Bank, Akli Youcef, qui a purgé dix années de prison a été auditionné pendant toute la matinée d’hier par le tribunal criminel près la Cour de Blida dans le procès en appel de la caisse principal de Khalifa Bank.
Le DGA de la caisse principale de la banque Khalifa, Akli Youcef, a admis jeudi devant le tribunal criminel de Blida qu’il répondait à des “instructions verbales” de la part de Abdelmoumene Khelifa, lui demandant de remettre des sommes d’argent, en devises et en dinars, ce qui a généré un mouvement d’argent sans traçabilité.
«Quand il veut de l’argent, il m‘envoie la personne et je lui envoie la somme qu’il désire », affirme, M.Aklitout en citant entre autres personnes qui défilaient à la caisse principale, Dellal Abdelouhab, Abdelouahab Réda (protection rapprochée de RAK), Mir Ahmed (inspecteur général), Salim Bouabdalah (conseiller de RAK)). «Aux tous débuts, c’était le PDG du groupe Khalifa qui se déplaçait en personne et se servait dans la caisse. Il envoyait ensuite Chachoua Abdelhafid, le directeur de Khalifa-Protection, supposé transporter les fonds. Ensuite RAK a informé Akli Youcef qu’il avait désigné des gens qui pouvaient l’appeler en son nom pour qui leur préparer l’argent. Il s’agit notamment de Krim Smaïl (vice-président de la banque), Chachoua et Bouabdallah ».
Le témoin a indiqué avoir remis des sommes allant de 1 milliard de centimes à 8 millions d’euros à des personnes qui lui ont été envoyées par Abdelmoumene Khalifa “sans que soit enregistrée le mouvement d’argent”.
A la question de savoir comment il justifiait les sorties des fonds, l’ex-caissier principal dira qu’il les enregistre dans l’extra-comptabilité. « Je les laisse en suspens. » Et ajoute : « A chaque fois qu’il y a un montant qui sort, je l’inscris sur un bout de papier pour pouvoir arrêter la caisse en fin de journée.