La “carte bleue” européenne pour la matière grise seulement
Réuni jeudi à Strasbourg, le parlement européen a appuyé jeudi le projet de “Carte bleue” européenne, qui ne devrait ouvrir des emploi qu'aux candidats les plus qualifiés
- Dans un rapport consultatif adopté grâce au soutien des deux plus importants groupes du Parlement, socialiste et conservateur, les eurodéputés plaident pour que ce permis de travail destiné aux immigrés qualifiés des pays tiers soit accordé à des emplois mieux rémunérés que ne le prévoient les 27 Etats membres de l’UE. Ils souhaitent ainsi que les ministres de l’Intérieur des 27, qui doivent adopter cette législation la semaine prochaine, relèvent le seuil du salaire minimal dont devront justifier les candidats à la “Carte bleue” à 1,7 fois le salaire brut moyen du pays où la demande est déposée. Les 27 ont également prévu des dérogations supplémentaires pour les secteurs en pénurie de main d’oeuvre “ce qui ouvre le bénéfice de la Carte bleue à davantage de personnes” que ne le souhaitent les députés, avait relevé au nom de la présidence française de l’UE le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet. Pour sa part, la socialiste française Roselyne Lefrançois, souligne qu’à l’heure actuelle seuls 1,2% des travailleurs étrangers hautement qualifiés choisissent l’UE: “la plus grande partie d’entre eux opte pour les Etats-Unis ou le Canada”.