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La chute de Syrte n'entraînera pas nécessairement le départ de l'Otan

الشروق أونلاين
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La chute de la ville de Syrte sera une étape clé du conflit libyen mais n'entraînera pas nécessairement la fin de l'opération de l'Otan, a indiqué mardi le plus haut responsable militaire de l'Alliance atlantique.

“La chute de Syrte sera un moment clé en raison de l’importance prise par  la ville, berceau natal de (Mouammar) Kadhafi”, a déclaré l’amiral Gianpaolo Di  Paola, président du comité militaire de l’Otan, dans un entretien à l’AFP à  Bruxelles.

Mais, a-t-il ajouté, “ce ne sera pas le seul facteur” pris en compte par  l’Alliance pour stopper l’opération aérienne et maritime Protecteur unifiée  lancée fin mars.

“Il sera important de nous assurer qu’il n’y aura plus de risques pour la  population civile et d’évaluer, avec le CNT (Conseil national de transition) et  les Nations unies, la capacité du CNT à assurer la sécurité”, selon lui.

Les combattants des nouvelles autorités ont pris mardi le contrôle du QG de  la police dans le centre de Syrte, où les combats avec les derniers fidèles de  Kadhafi se poursuivaient autour de la place centrale, selon un journaliste de  l’AFP sur place.

Pour l’amiral Di Paola, les pro-Kadhafi résistent toujours car “quand une  bête féroce est acculée, elle combat jusqu’à la fin”. Mais “chaque jour qui  passe, la situation devient de plus en plus intenable pour ceux qui résistent à  Syrte et Bali Walid”, selon lui.

La faculté de résistance de ces combattants “peut être qualifiée de  surprenante”, a estimé pour sa part le colonel Roland Lavoie, porte-parole de  l’opération Protecteur unifié. “Leur stratégie n’a pas de sens (…) car ils ne  peuvent plus changer le résultat du conflit”, a-t-il ajouté.

Les appareils de l’Otan ont mené ces derniers jours “essentiellement des  opérations de surveillance” mais ils restent prêts à effectuer des frappes  “lorsque cela est nécessaire” et “avec une extrême prudence” car les combats se  déroulent dans des zones urbaines, selon lui.

Les dernières frappes ont été effectuées autour de Bani Walid, une large  oasis dont l’intérêt stratégique est bien moindre que Syrte et dont une “grande   partie de la population a fui”, a précisé le colonel Lavoie.

  

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