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La communauté universitaire organise une semaine de colère

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Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieur

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) ont décrété une journée de colère pour mercredi prochain à travers toutes les universités du pays, et ce en signe de contestation contre l’escalade de violence dont les enseignants sont victimes, tandis que d’autres enseignants ont opté pour tenir un sit-in de contestation jeudi devant le ministère de tutelle.

«Le Cnes appelle à décréter une journée de deuil, de tristesse et de colère pour ce mercredi 21 juin 2017 et lance appel à tous les personnels enseignants à organiser des rassemblements de contestations devant les rectorats à partir de 11 heures», peut-on lire dans un communiqué du Syndicat.

«Et ce vu les actes de violences que ne cesse de vivre l’Université algérienne, dont le dernier en date fut le lâche assassinat dont a été victime notre confrère le professeur Karoui Sarhane, qu’Allah ait son âme, du centre universitaire de Khemis Miliana», explique la même source.

Le Syndicat a par ailleurs condamné l’acte et appelé «le ministère de tutelle à assumer pleinement ses responsabilités et interpellé la présidence de la République et le Premier ministère à ouvrir une enquête sur les cas du harcèlement physique et moral que subisse l’enseignant universitaire au point de tuer une âme qu’Allah interdit sauf en droit».

«Ces manifestations ne sont qu’un début pour un grand mouvement de contestation à travers le pays, dont les modalités et les timings seront étudiés prochainement», d’après le syndicat des enseignants du supérieur.

De son côté, le personnel enseignant de la faculté des Sciences-Po à l’université d’Alger 3 a appelé à « un sit-in devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour ce jeudi 22 juin 2017 à partir de 10h 30 pour mettre fin à cet effondrement».

«Depuis le début de l’année 2017, l’Université algérienne assiste à une propagation terrible du phénomène de la violence traduit par des agressions récurrents à l’égard de l’enseignant à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte universitaire. Après Ben Aknoun,  Batna, M’sila, Dély-Ibrahim, c’est au tour de Khemis Miliana: assassinat de l’enseignant Sarhane Karoui», écrit le personnel dans un communiqué.

«Enseignants universitaires, intellectuels avaient déjà tiré la sonnette d’alarme, lancé appel et contesté en vain: l’indifférence, l’impunité et la fuite des responsabilités mènent à commettre l’irréparable», ajoute-t-on dans le même document.

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