La compagnie australienne GMA utilise la rente de l’or algérien dans l’élevage de dromadaires
La compagnie australienne, Gold Mining of Algeria (GMA) qui a signé de partenariat avec Sonatrach dans l’exploitation du gisement Tirek Amesmessa dans le Hoggar, à Tamanrasset a annoncé hier avoir changé d’activité où elle s’est lancée dans l’élevage de dromadaires.
Après s’être investie durant plusieurs années dans la mine d’or d’Amesmessa (Tamanrasset), Gold Mining of Algeria (GMA), déclarée comme étant la filiale du groupe australien GMA Ressources, a annoncer au mois d’octobre dernier de son retrait du marché algérien, après avoir vendu 52% de ses actions à la bourse de Londres à la société égyptienne Kalaa.
Dans son communiqué publié dans sa nouvelle adresse électronique, GMA a informé ses partenaires en Algérie, à savoir Sonatrach et l’Entreprise d’exploitation des mines d’or en Algérie ENOR que son retrait du marché algérien est dû à la chute draconienne au niveau des gisements de Tirek Amesmessa.
Il convient de rappeler qu’ Echorouk était le premier à avoir rapporté l’information selon laquelle la compagnie australienne aurait eu l’intention de se retirer du marché algérien à cause de la chute de la production de l’or à 11 kg par mois et du refus de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) de payer les travailleurs de la compagnie.
La production de cette compagnie a sensiblement baissé en passant d’une moyenne de production annuelle de 1000 Kg à moins de 50 Kg au cours du premier semestre de l’année en cours.
Certains des travailleurs de la compagnie ont déclaré à Echorouk n’avoir touché qu’une seule paye depuis le mois d’août dernier en raison de la faillite de GMA et le chantage dans la gestion par l’Australien qui a quitté l’Algérie en compagnie de quelques travailleurs Africains qui travaillaient dans les mines de Tirek.
Déterminé à mettre fin à ce partenariat qu’il juge avoir «échoué», Youcef Yousfi a ordonné la liquidation de manière définitive de GMA, une fois qu’elle aura fini de payer tous ses dus, à savoir le crédit estimé à 67 millions de dollars que lui a accordé la BEA et les droits de l’ensemble de ses fonctionnaires au nombre de 600.
Après le départ de l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, le scandale de la compagnie a été découvert suite à la fausse étude faite par cette dernière et selon laquelle elle pourrait produire entre 3 000 et 4000 Kg par an.
Cependant, le mensonge a été dévoilé après la chute de la production en matière d’or à 11 Kg par le mois, dont ces quantités ont été exportées en Suisse pour être traitées et transformées en or pur.