La Coordination des syndicats de l’éducation rate son premier test
La Coordination des syndicats de l’éducation (CSE) a essuyé un échec cuisant lors de son premier test, dont l’appel à la grève n’a pas été largement suivi, a annoncé l’Union nationale des associations des parents d’élèves (Unape).
Le président de l’Unape, Ahmed Khaled a indiqué dans une déclaration à Echorouk que l’appel à la grève lancé par la Coordination des syndicats de l’éducation n’avait pas trouvé d’écho auprès des enseignants des trois paliers, et ce grâce au rôle de sensibilisation joué par l’Union au niveau des différents établissements.
Selon lui, les associations des parents d’élèves ont réussi à convaincre les enseignants à renoncer au débrayage, à mettre l’intérêt suprême de l’Etat au dessus des intérêts personnels, ainsi que sur le fait que le timing est inadéquat, d’autant que les élèves sont sur le point d’entamer les compositions du deuxième trimestre.
Ahmed Khaled n’a pas ménagé l’administration, à savoir les directeurs des établissements, qui selon lui n’ont pas joué leur rôle de dissuader les grévistes, sachant que la ministre les a exhortés la veille à mettre en garde les nouveaux enseignants, les contractuels et les suppléants contre la participation à l’arrêt du travail et sensibiliser le reste des enseignants quant à la nécessité de renoncer à la grève décidée dans un contexte jugé «très sensible» par Benghebrit.
Le président de l’Unape a affirmé également que les syndicats, à travers leur action de contestation, avaient offert une occasion en or à la ministre pour mieux sélectionner, à l’avenir, les négociateurs parmi les syndicats du secteur qui compte 600.000 fonctionnaires.