La DCI pour réduire la facture d’importation du médicament
Le syndicat national de l’industrie pharmaceutique a appelé le gouvernement à interdire aux médecins algériens des secteurs privé et public, de prescrire le médicament sous son appellation commerciale et les contraindre d’utiliser la dénomination commune internationale DCI, afin de réussir la politique nationale de promotion du générique appliquée par l’Algérie depuis le 15 mars 2008.
- Cette politique vise à alléger la facture d’importation du médicament qui a atteint les 2 milliards de dollars l’année dernière et à garantir l’équilibre financier de la caisse de la sécurité sociale, épuisée par le remboursement des produits importés, vu leur coût par rapport au prix du générique.
- Le président de l’ordre des médecins, Mohammed Bekkat Berkani, a indiqué à Echorouk que la loi algérienne et les instructions des services de la sécurité sociale insistent sur la nécessité d’utiliser la dénomination commune internationale DCI lors de la prescription de médicaments. Toutefois, les médecins algériens recourent à l’appellation commerciale sous prétexte que les pharmaciens ne comprennent pas la DCI.
- La loi en vigueur donne tout le loisir au pharmacien de disposer de l’ordonnance et de remplacer le médicament par un équivalent, sauf que le pharmacien et pour des raisons purement commerciales œuvre à promouvoir les médicaments souches au détriment du générique d’autant que la marge bénéficiaire fait largement la différence.
- Berkani ajoute que le pharmacien a le droit absolu de contacter le médecin traitant qui a élaboré l’ordonnance pour l’explication des termes de la DCI, si cela s’avère nécessaire, et là, le pharmacien peut prescrire le médicament conforme. Pour amortir la facture d’importation du médicament et réussir la politique du médicament générique en Algérie, il faudrait que toute la chaîne suive, y compris le médecin et le pharmacien, souligne-t-il.